Cette semaine, j’ai été frappé par un tsunami de négativité, face à laquelle je n’ai pu rester coi. Non, je ne parle pas de l’étoile noire qui gravite dans mon entourage, et qui pourtant pousse le bouchon toujours plus loin. Je m’inquiète plus de cette onde de choc à l’échelle mondiale. Et devant toute cette négativité, j’ai beaucoup de mal à trouver les mots pour exprimer mon… exaspération.

La peur est le chemin vers le côté obscur : la peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine… mène à la souffrance. – Maitre Yoda

Je ne regarde pas les infos. Je ne passe que très peu de temps devant la télé, hormis peut être pour un bon film ou un match de basket. Mais surtout, je n’attache que très peu d’importance aux news. Car je n’ai aucune confiance dans les médias, ces rapporteurs qui n’ont l’objectivité que celle imposée par l’argent qu’ils génèrent… Et l’éthique journalistique a disparu pour moi depuis le matraquage irresponsable de BFM après les attentats de Charlie.
Mais impossible de passer outre cette information américaine et les probables hypothétiques conséquences… Impossible de passer outre les réactions de peur et de haine que j’ai pu lire sur Facebook et Twitter. Les réseaux sociaux, c’est génial, un point de rencontre parfait entre la terre entière. Cependant, c’est aussi un exutoire qui reflète nombre de travers des gens.

Une personne optimiste ne refuse pas de voir le côté négatif des choses ; elle refuse de s’attarder dessus. – Alexander Lockhart

Pourquoi un tel déferlement ? Je n’accuse personne. Mais c’est devant le comportement moutonneux de tout le monde que je m’exaspère. Pourquoi autant de jugements hâtifs et négatifs ?
Je vous vois déjà arriver de loin : « oui, mais toi tu vis sur le nuage des bisounours, le monde il est beau, le monde il est gentil… »
Nulle question de faire l’autruche, mais vous voulez faire quoi ? Quel pouvoir avons-nous contre le choix démocratique d’un pays étranger ? Aucun…
Du coup, pourquoi sombrer dans le négativisme à outrance et des messages de haine sans respect pour le vote libre d’une nation amie ?
Ce n’est pas tel ou tel président qui me rendra heureux… Ce n’est pas tel ou tel homme d’état qui va m’empêcher de me lever à 4 h le matin pour vivre MA vie…
« Oui, mais l’avenir ? Tu comprends, on a peur pour l’avenir ». Vaste question…

On peut trouver le bonheur, même dans les moments les plus sombres… Il suffit de se souvenir d’allumer la lumière. – Albus Dumbledore

Quel virage va prendre ma vie professionnelle dans les 5 prochaines années ? Quels chemins vais-je arpenter avec ma famille dans 10 ans ? Quels succès aurai-je accomplis dans 15 ans ? Quel sera mon niveau de vie quand je partirai à la retraite ? Voilà ce qui est pour moi, l’avenir… Mais d’une façon plus générale, l’avenir, c’est aussi l’héritage qui va être légué à mes filles. Dans quel état laisserons-nous le monde à nos enfants ?
Et à ce titre, je m’inquiète plus du placement des abeilles dans les espèces en voie de disparition que de l’élection d’un goujat à la Maison-Blanche.
Je m’inquiète plus des conséquences à long terme du réchauffement de la planète, que de savoir que la marionnette aux mains des pontes de Wall Street s’est fait botter les fesses.
Je m’inquiète plus de savoir que mes filles continueront à bouffer des aliments de qualité, et pas des fruits et des légumes contenant 350 pesticides différents et plus aucune valeur nutritive.
Je m’inquiète de voir des gens dépenser des milliards pour aller sur Mars, au lieu de chercher des solutions contre le cancer ou d’autres cochonneries tueuses.
Mais je m’inquiète aussi de voir ces gens, ces contacts, ces amis, crier à la fin du monde, s’enfoncer dans des comparaisons apocalyptiques et identitaires. Je stresse de voir tant de négativité bouillonner sur les réseaux et en dehors.
Je m’inquiète pour l’avenir, oui. Mais pas tant à cause de l’info outre-Atlantique que de savoir ce jus de haine et de rejet se trouve juste là, à portée de main…

Les pessimistes se plaignent du vent qui souffle, les optimistes attendent que le vent tourne. Les leaders ajustent les voiles – John Maxwell

Je n’accuse personne, et je respecte toutes vos réactions, vos craintes, vos peurs… Mais pensez quand même à remettre les priorités dans le bon ordre, au lieu de vous étaler dans des émotions téléguidées par les médias. Et à l’heure de crier au loup quant à la fin du monde, essayez quand même de ne pas vous trumper. Si ce qui se passe outre-Atlantique vous inquiète, réfléchissez à ce qui va se voter en mai prochain en France alors. Mais pensez aussi à cette planète que nous sommes tous en train de détruire, et dont les corollaires sont plus importants que l’érection d’une carotte à perruque.
Le réchauffement climatique, c’est une dramatique réalité.
La disparition des abeilles, et toutes les conséquences que cela engendre en matière de pollinisation et de biodiversité, c’est une dramatique réalité.
La bouffe de merde que vous ingurgitez à longueur de temps, précipitant la prolifération de maladies toutes plus dégueulasses les unes que les autres, c’est une dramatique réalité.

Alors oui, je respecte vos peurs et vos doutes. Mais ne vous trumpez pas de combat. Si l’avenir est la raison de vos craintes, le remous américain doit alors être le cadet de vos soucis…

 

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