Comment rester créatif

Ce n’est pas une nouvelle, partir de mardi, nous basculons dans le mois de novembre. Et si pour certains, il ne s’agit que de 30 jours qui bouchonnent dans la ligne droite vers noël, j’entre dans une période où les défis s’enchainent. Car au cœur de l’automne, tous les départements importants de ma vie prennent un coup de chaud, et ce depuis plusieurs années.

Votre réussite est proportionnelle à votre capacité à vous lancer de petits défis régulièrement – David Laroche

Vont donc s’entrechoquer pendant ces 30 jours, outre la préparation de Noël, le sport, avec la No Finish Line, mon développement personnel, avec la poursuite de ma formation Franck Nicolas, et ma passion pour l’écriture. Car novembre est le mois du NanoWrimo, un marathon créatif auquel je concours avec grand plaisir depuis plusieurs années.
Pour cet article, je souhaite m’attarder sur le NanoWrimo. D’une part parce qu’il va occuper mon temps de la première à la dernière minute du mois. D’autre part, car c’est ma cinquième participation, et que j’avais relevé avec brio les 4 précédents opus, bouclant les 50 000 mots avant la date limite. Du coup, je maitrise plutôt pas mal les techniques et les rouages qui maintiennent l’énergie et l’inspiration nécessaire pour accomplir ce défi sur la longueur. Je ne dis pas non plus que mon approche est la seule valable, tellement de gens font ça mieux que moi. Mais comme le site du NanoWrimo (en anglais) utilise le même genre de clés, je pense être dans le vrai.

Les défis sont ce qui rend la vie intéressante et les surmonter est ce qui lui donne du sens. – Joshua Marine

Tout d’abord, pour ne pas vous faire bouffer par le challenge, votre attention doit se fixer sur le maintien de votre énergie. Si au bout d’une semaine vous dormez debout, ou que vous passez des soirées entières l’œil hagard devant votre ordinateur, vous ne verrez jamais le bout des 50 000 mots.
Pour ce faire, vous devez bien entendu vous concentrer sur votre alimentation. Buvez, buvez, et buvez encore. Un cerveau bien hydraté est un cerveau productif. Quand je parle de boire, j’entends de l’eau, ou du thé vert. On oublie le café, ou tout autre excitant (et encore plus ceux qui contiennent plus de sucre et de machins chimiques que de flotte…). La nourriture joue aussi un rôle important. Dosez avec parcimonie tout ce qui est difficile à digérer, et qui va vous plomber la créativité. Oubliez les repas riches et lourds (raclettes, choucroutes, etc etc…) Privilégiez les légumes et les fruits aux protéines animales, oubliez les sucres, leur côté addictif risque de détourner votre attention de ce qui est important (et vous faire perdre donc du temps).
Mais l’alimentation ne fait pas tout. Dormez, et ne dérogez pas à cette règle. Vous serez plus créatif en ayant vos 8 heures de sommeil qu’après une nuit blanche faute à 100 mots arrachés au bout de la soirée après un repas choucroute, c’est une question de bon sens.

Quand on me demande comment je fais pour écrire, je réponds toujours un mot après l’autre – Stephen King

Bougez-vous ! Rester assis pendant des heures, vissé sur une chaise devant un ordi ne va pas faire grimper votre wordcount aussi rapidement que vous le souhaitez. L’activité cérébrale est boostée par toutes les hormones générées par une séance de sport. Pas besoin de courir un marathon, un peu de musculation ou un léger footing feront l’affaire. Mais c’est très important pour « s’aérer » les neurones, et pour redonner du peps à votre inspiration. Et pour les terroristes comme moi, allez donc faire une balade rapide sur un circuit familier (et sans danger), et munissez-vous de votre tablette pour écrire en marchant. Vous joindrez l’utile à l’agréable comme ça.

Enfin, ce qui me plaît le plus dans l’aventure NanoWrimo, c’est le côté « social » qu’il engendre. Faire le Nano, seul dans son coin, ça fait très auteur du moyen-âge, l’ermite qui ne trouve l’inspiration que dans la solitude de son vieux bureau poussiéreux. Si ça vous convient d’écrire ainsi, tant mieux. Mais ce n’est pas le but. Ce challenge, il est encore plus facile quand il est partagé avec d’autres. Vous serez d’autant plus créatif que vous serez entouré de gens qui sont dans la même galère que vous. Vous serez forcément inspiré par ceux qui cartonnent 10 000 mots par jours, et vous-même servirez de locomotives aux participants en panne sèche.
N’hésitez pas non plus à partager votre avancée, à parler de ce défi. N’ayez pas peur d’un quelconque jugement négatif de la part d’autrui, certains ne comprendront pas, c’est obligé, mais d’autres seront intrigués, voire émerveillés par votre abnégation et votre persistance sur la durée.

Je risque d’enrichir cette approche au cours du mois. Je suis en train de lire « The Miracle Morning for Writters », dans lequel coach Hal Elrod adapte sa méthode matinale. Mais n’hésitez pas à poser des questions, ou à apporter votre retour d’expérience en commentaire sous cet article.

Et bon Nano à tous !

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