Chronique de lecture : Dead Zone (Stephen King)

Petite pause dans la descente de ma pàl Star Wars (il m’en reste 2, plus tout ce qui va sortir d’ici là, dont le très attendu Ahsoka, l’intriguant Bloodline, et la suite de « Riposte »), avec le retour à un auteur « classique », une légende dont j’ai dévoré nombre d’œuvres lors de mon adolescence (pas autant que des San Antonio, mais pas loin) : Stephen King. Après avoir lu son essai sur l’écriture, j’ai eu envie de découvrir certains de ses textes que je ne connaissais pas. Dont acte, avec Dead Zone, dont le titre cache une histoire complexe, fantastique et intrigante.

Greg Stillson, candidat à la Maison Blanche, est un fou criminel, grand admirateur d’Hitler et d’autres maniaques de l’extermination. Quand il sera élu, ce sera l’Apocalypse.
Un seul homme le sait : John Smith, car il est doué d’un étrange pouvoir qui lui attire pas mal d’ennuis, il devine l’avenir. Il n’y a rien de réjouissant à cela. Il peut prévoir les accidents, les catastrophes, les hécatombes. On ne le croit pas, ou alors on le croit trop.
John Smith n’a encore rien dit de ses prémonitions. Pourtant, le candidat à la présidence des États-Unis est un dément. Que fera John Smith pour son pays?

Un très bon Stephen King. Pourtant maître ès horreur, je trouve que l’auteur se sublime quand il ne verse dans la terreur et le sang. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant que mes opus préférés soient « Rage » et « L’œil du dragon ». Et donc celui-là, qui mérite sa place sur le podium. L’histoire est à la fois touchante, trépidante, triste, voire dramatique.

John Smith, le personnage principal est complexe, et cristallise à lui tout seul l’ensemble des émotions transportées par le texte. Son amour impossible avec Sarah teinte l’œuvre d’une mélancolie lancinante qui traine comme un arrière-gout au fil des péripéties. Car John Smith est un prof anonyme qui essaye de le rester alors qu’il doit faire face à une renommée de miraculé suite 4 ans de coma. Mais surtout, il tente d’échapper à son « don », passant tour à tour pour un illuminé, un charlatan, pour un sauveur.

Stephen King, dans son style direct et caractéristique, joue avec son personnage principal, à la manière d’un marionnettiste sadique, en lui faisant passer des moments de calme, d’autres de tendresse, avant de replonger faute à une vision, où aux conséquences non désirées d’une prédiction, jusqu’au climax final, dont on devine l’issu assez facilement.

Bref, un très bon King, en dehors de sa zone habituelle de confort, plus dans l’émotion et le drame que dans l’horreur et le sang. Son style direct caractéristique fait merveille, et on s’attache volontiers à la relation Johnny – Sarah, qui vient tacheter de mélancolie la lente descente vers le néant du personnage principal, faute à un don encombrant et non assumé.


Pour découvrir ce passionnant Stephen King…

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