Quand je me suis abonné à Audible, c’était pour avoir le même principe que les podcasts, mais avec des livres liés au développement personnel. Après avoir « lu » Stephen Covey (que je vais devoir relire en version papier tant la richesse du contenu mérite une prise de note assidue impossible en marchant), Dale Carnegie ou Napoléon Hill, je suis tombé sur ce texte signé Bernard Thomasson. Il s’agit de l’histoire d’un homme au cours du marathon de Paris. Étant donné que courir la distance reine de 42 bornes est un de mes objectifs d’avenir, je n’ai pas hésité longtemps avant de me le procurer.

« Courir est mon plaisir. Une échappée belle à portée de jambes. Courir est un besoin. Une bulle qui suspend la vie. Courir offre une liberté insolente. Une ligne de fuite. Mais courir peut rendre prisonnier. Moi, courir m’a sauvé. »

Pendant 42 km 195, le héros emmène le lecteur sur le parcours mythique du marathon de Paris, kilomètre après kilomètre. Ce roman est aussi un voyage historique depuis la bataille de Marathon, un tour du monde de 42 courses parmi les plus réputées de la planète, une promenade philosophique dans la tête d’un sportif, et une aventure humaine faite des élans, des doutes, des joies et des douleurs d’un coureur pas comme les autres.

Excellent. Je n’ai qu’un seul mot pour qualifier ce titre qui est un vrai plongeon dans la tête d’un coureur au cours d’un marathon.
Pour le coureur de fond amateur que je suis, la version audio très travaillée est assez immersive, vivante, rythmée et agrémentée d’effets sonores efficaces. On se prend très vite au jeu, d’autant plus que j’ai écouté l’intégralité du texte durant mes sessions d’entrainement.
De plus, l’histoire raconte le parcours d’un coureur transplanté du cœur, ses craintes, ses doutes, sa force, ses espoirs. Pour ma part, opérée d’une valve en 1999, cette partie-là a eu une vraie résonance en moi, et a encore plus confirmé les valeurs sur lesquelles je m’appuie pour galoper toutes les semaines.
Enfin, j’ai adoré les passages tirés du livre inventé du non moins imaginaire Benedict Maverick. Bourrées d’images et de poésie, ces épigraphes posent un sympathique regard sur différentes épreuves mythiques à travers la planète (dont un extrait parlant de feu le marathon de Monaco, qui m’a particulièrement plu).

En pleine phase d’entraînement pour préparer mon premier semi en septembre prochain, cette histoire de course m’a donné encore plus envie d’en faire plus, d’aller plus haut et pour pouvoir un jour galoper sur la distance reine, à Paris comme dans le livre, ou à New York, comme dans mon rêve.

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