Lors de mon article à propos du Miracle Morning d’Hal Elrod, j’ai mentionné les différentes étapes du rituel matinal, baptisées les SAVERS. Parmi ces six habitudes, la troisième, la visualisation, pourrait sembler relativement obscure tant dans sa dénomination que dans sa réalisation. Pourtant, il s’agit de la partie dont j’ai eu le moins de mal à mettre en place, et surtout, c’est celle qui m’apporte le plus en termes d’énergie mentale.

On ne devient pas champion dans un gymnase. On devient champion grâce à ce qu’on ressent ; un désir, un rêve, une vision. – Mohammed Ali

Cette méthode est empruntée aux plus grands sportifs. Mohammed Ali, Michael Jordan, pour ne citer que deux des champions plus inspirants de l’histoire, étaient des adeptes de la visualisation. Ils se sont « rêvé » des milliers de fois en train de réaliser leurs exploits. En résulte une confiance en eux de folie, et une capacité à atteindre leur but, quel que soit l’adversaire qui se dressait au-devant d’eux.
Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : imaginer ses gestes et ses réussites ne veux pas dire gagner à tous les coups, et ce n’est pas parce qu’on rêve d’être champion NBA qu’on finira par le devenir un jour. Mais la visualisation de tels objectifs mobilise tout leur être pour y parvenir. Un sportif qui se dit qu’il n’y arrivera pas, une partie moindre de ses ressources sera disponible. Et il échouera.
D’une façon plus large, les grands peintres, les grands compositeurs, les grands architectes, les grands bâtisseurs, les grands auteurs, tous ont « vu » leur œuvre avant de la concevoir. On peut donc considérer que les rêves ont une part prépondérante dans la réalité.

La sagesse, c’est d’avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu’on les poursuit. – Oscar Wilde

Et pour nous, pauvres humains, à quoi peut-donc servir la visualisation quand on a ni titre de champion en vue, ni la prochaine tour de Babel à construire, ni une feuille blanche qui en appelle au prochain Harry Potter ?
A tout un tas de choses, et même plus encore. Car dans le rituel de la visualisation, l’objectif est multiple.
À court terme (genre la journée), c’est un merveilleux outil pour gorger son esprit de confiance. Faire la visualisation consiste à s’imaginer le temps de quelques minutes, en train de RÉUSSIR un objectif. C’est peut être le but de la journée ou un de vos rêves, un projet…
A long terme, quand on se rêve en train d’accomplir ses objectifs, on touche du doigt ce que l’on a à faire pour les accomplir. Cela permet de faire sauter un à un les blocages qui nous empêchent de lâcher prise et de nous lancer. C’est une façon de conditionner votre esprit pour focusser sur le résultat final, et ainsi d’éliminer les actions parasites qui vous brident, vous stressent et vous ralentissent.

C’est justement la possibilité de réaliser un rêve qui rend la vie intéressante. – Paulo Coelho

La visualisation a d’autres aspects que la simple « hallucination » mentale. Jim Carrey, par exemple, alors pas très connu, s’était lui-même écrit un chèque de 10 millions de dollars, avec pour objectif de l’encaisser dans les trois ans… Et c’est arrivé.
D’autres ont des méthodes différentes : garder un objet d’une personne que l’on veut revoir à tout prix, par exemple. C’est quelque chose que tout le monde a fait une fois dans sa vie. Le cas est aussi valable dans l’autre sens, dégager tout ce qui se rapporte à l’ex-être aimé, c’est une sorte de visualisation, on s’impose de ne plus voir la source des ondes négatives afin de faire place nette à autre chose.
Pour ma part, je m’entraine tout le temps avec mes maillots Under Armour de Batman, Captain America ou autre… Ça aussi c’est de la visualisation. Pas que je me prenne pour Superman pendant que je cours (j’en suis fort loin), mais mentalement, je me dis qu’avec un tel accoutrement, je ne PEUX pas renoncer, je ne peux pas abandonner. Ce n’est pas possible. Et ce bombardement mental d’ondes positives me permet de tenir jusqu’au bout.

Nos rêves peuvent devenir réalité seulement si nous avons le courage de les poursuivre. – Walt Disney

Dans le cadre du Miracle Morning, je trouve que ce rituel est idéal juste après la méditation. Le retour sur soi en pleine conscience permet de chasser les pensées négatives, et une fois la place bien propre, la visualisation vient remplir ce vide d’énergie ultra positive. Et après cet exercice, qui prend un bon quart d’heure quand même, j’ai la super méga patate !
Dans mon cas, je suis aidé par un élément important : pour avoir travaillé là-dessus en début d’année, notamment grâce à de nombreuses vidéos de Franck Nicolas, je sais avec assez de précision ce que je souhaite et quels sont mes objectifs de vie. Du coup, il devient  plus facile de « mentaliser » ce que je veux.
Enfin, pour ceux qui auraient du mal avec l’imagination, une méthode permet de créer ses propres « rêves » : le tableau de visualisation.
En quoi cela consiste ?
Tout simplement à coller dans un panneau différentes images représentant vos objectifs, vos buts, vos rêves. En inscrivant ainsi « dans le marbre » votre chemin de vie, impossible ensuite de l’oublier. Mettez-le quelque part où vous êtes sûr de le voir tout le temps (fond d’écran d’ordi par exemple…) et vous allez conditionner votre cerveau à visualiser ces objectifs constamment.

Un rêve qui ne devient pas réalité est un rêve qui n’a pas été assez rêvé. – Robert Sabatier

Ainsi donc, pour faire simple :

  • Pour bien visualiser, il faut avant tout définir les objectifs que vous voulez atteindre, et les rêves que vous souhaitez accomplir.
  • La visualisation consiste à s’imaginer le temps de quelques minutes, en train de RÉUSSIR un objectif, et ce dans les moindres détails.
  • La visualisation, c’est à court terme excellent pour la confiance en soi et la patate dès le matin.
  • La visualisation va vous permettre de rester focus sur vos priorités, et ainsi vous aider à éliminer le stress et les perturbations extérieures.
  • La visualisation n’est pas une solution miracle. Ce n’est pas parce que vous rêvez que vous allez marcher sur la lune que vous finirez par le faire. Mais si vous ne rêvez pas, c’est certain, vous ne le ferez pas…

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