Voilà désormais plus d’un mois que tous les matins (sans exception pour l’instant), je m’adonne aux principes du « Miracle Morning », selon le livre du même nom écrit par Hal Elrod. Mais qu’est-ce donc que ceci ? Encore des préceptes d’une de ces sectes modernes par un gourou adepte de la béatitude vivant dans le monde des bisounours ? Les esprits étroits le verront de la sorte, et n’auront dans le fond pas forcément tort.
Mais c’est quand même bien plus que ça…

La première cause de potentiel gâché est de ne jamais décider que le moment présent a plus d’importance que n’importe quel autre moment dans votre vie.  –  Hal Elrod

Mais avant de parler de cette nouvelle philosophie qui m’habite depuis quelque temps, petit rétropédalage rapide sur les raisons qui m’ont amené jusque là.
L’an dernier a été une année un peu moisi du bec. Stress, insomnie, pression, perte totale de confiance en moi, j’ai baigné pendant plus de 300 jours dans un flot d’ondes négatives qui me tiraient par le fond. Pour éliminer tout ça, je n’avais alors qu’une seule solution : sortir courir.
Pas bête au demeurant comme idée, surtout quand on connait les bienfaits conjugués de la musique et du footing sur la concentration et la créativité grâce aux endorphines. Cependant, le timming n’était pas idéal. Runner « de début de soirée », le rythme « boulot-école-maison » ne me permettait pas de courir comme bon me semblait, d’autant plus que trouver la motivation pour aller transpirer après une journée de boulot bien pourrie relevait du miracle.
Du coup, j’ai suivi les conseils d’une amie, et je suis allé galoper le matin, dès 5 h 30, un jour sur deux. J’ai fait ça jusqu’en décembre, et je me suis rapidement rendu compte que les jours où je courrais (donc ceux où je me levais tôt) se passaient de manière plus positive que les jours où je restais une heure de plus au lit. Plus d’énergie, meilleure prise de recul, plus de « positif » dans mon attitude.
C’est tout naturellement du monde que je me suis fait pour objectif de 2016 de me réveiller tous les jours à 5 h, soit pour aller courir, soit pour profiter de la matinée. Et j’ai tenu bon. D’autant plus que ça allait de mieux en mieux pour moi.
Et en mars dernier, je suis tombé sur un article parlant du « Miracle Morning ». Voyant que quelqu’un avait conceptualisé les principes que je vivais depuis un trimestre, cela m’a intrigué, puis intéressé, notamment afin de mieux structurer certains matins où je me levais, certes, mais pour glandouiller allégrement sur les réseaux sociaux…

On dit que les malheureux se consolent d’avoir des semblables, mais cela vaut aussi pour la médiocrité : ne laissez pas les croyances limitantes des autres restreindre ce qui est possible pour vous. – Hal Elrod

Je l’ai lu le livre d’une traite, et j’ai commencé à appliquer les principes en suivant. Parce que oui, le but ce n’est pas que se lever à potron-minet, et avoir la motivation et la constance pour s’y tenir, mais c’est aussi toute une série de principes afin de se fixer ses objectifs et de trouver son rythme. Car le concept fait la part belle à la personnalisation. Il n’y a pas UN « miracle morning », chacun a le sien, en fonction de ses priorités, de ses focus, de son rythme de vie. 5 minutes ou une demi-heure par exercice, dans l’ordre, ou dans le désordre, ensemble, ou un peu éparpillé, le tout c’est de les faire. Chacun est donc libre d’adapter les 6 principes d’Hal Elrod durant ce laps de temps récupéré en début de journée, principes qu’il nomme les SAVERS :

  • S pour Silence : Un petit moment de calme et de détente, notamment pour faire un peu de méditation.
  • A pour Affirmations : Se mettre plein la poire de phrases motivantes et positives, afin de gagner en confiance pour focusser sur ses rêves.
  • V pour Visualisation : inspiré par les grands sportifs, cette phase vous permet de vous imaginer au moment de remplir les objectifs (cf. étape précédente), pour ressentir la fierté découlant de ces accomplissements positifs dans votre vie.
  • E pour Exercice : On retrouve ici les bienfaits des endorphines avec une demi-heure de sport : muscu, cardio, running, ou bien même du yoga.
  • R pour Reading : Un peu de lecture, c’est toujours bon ! Si l’auteur (et j’abonde dans son sens) préconise des ouvrages de développement personnel, un magasine d’info, un roman, ça passe aussi. L’important, c’est de lire.
  • S pour Scribing : En dernier lieu, Hal Elrod met l’accent sur l’écriture. Il ne s’agit pas là de pondre un Goncourt, mais de noter dans un journal divers éléments inspirants, citation, objectifs… C’est bon pour le moral, et ça laisse une trace de votre évolution et de vos pensées.

N’oubliez jamais que la personne que vous devenez est bien plus importante que ce que vous faites. Et pourtant, ce sont vos actes qui conditionnent la personne que vous devenez. – Hal Elrod

Ainsi, au lieu de glandouiller une demi-heure sur Facebook avant de me mettre en branle (pour courir ou écrire…), depuis 30 jours désormais je me soumets à ce rituel. Je me lève encore plus tôt que précédemment (4 h 45 tous les jours, sauf le dimanche). Je rédige un journal numérique (le « Five minutes journal ») où je note les objectifs du jour, et ma petite phrase inspirante (que je partage ensuite sur Facebook). Je poursuis avec une séance de méditation, de visualisation, et d’affirmations (mes projets à court, moyen et long terme, et ce que je vais faire pour les accomplir). Ensuite, je me fais une séance de lecture (des livres de développement personnel, ou centré sur mes objectifs). Enfin, je fais mes exercices : soit du running, soit de la marche, soit du yoga (mouvements spécifiques pour runners, avec des étirements pour mon dos, et un peu d’abdos).
Le temps alloué pour chaque atelier varie en fonction de mon temps disponible. Quand je vais courir/marcher, je raccourcis un maximum les autres pour tenir sur une demi-heure de temps. Quand c’est mes matinées écriture, je rallonge un peu le reste, grattant sur la préparation.
Cette version de mes SAVERS est la dernière mouture en date. Durant ces 30 jours, je les ai beaucoup fait évoluer par rapport à ce que je pensais être le mieux pour moi. Je ne vais pas me prononcer, car la vie est un grand « tout », mais depuis que je me lève tôt le matin, et encore plus depuis que je m’astreins à cette discipline (la méditation, ce truc formidable !) j’ai l’impression d’être plus efficace, plus productif (sur mes projets, et sur mon blog), j’ai l’impression de mieux profiter de ma famille, d’être plus disponible. Bref, j’ai l’impression que tout va mieux.
Non pas que je tombe dans un positivisme béas, les problèmes et les difficultés sont toujours là, plus présents que jamais. Mais disons que je les attaque sous un angle nouveau, avec plus de recul, plus de sérénité. Je ne focusse plus sur le négatif, et prend toutes les contraintes comme quand j’attaque une montée lors de mes footings : je respire, j’adapte mon allure, et j’arrive jusqu’en haut !

Et c’est ce qui fait toute la différence !

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