3164663510_1_2_cnoxEFayPour faire suite à l’excellent épisode 7 visionné et revisionné en fin d’année dernière, j’ai décidé de vider ma « pile à lire » de tout ce qui porte l’estampille « Star Wars ». Et ce n’est pas peu dire, tant il y en a (ensuite, je m’attaquerai à Game of Throne, mais ça, c’est une autre paire de manches). La première étape de cette quête à travers l’univers étendu de George Lucas passe par la genèse de la prélogie, et l’avènement d’un des personnages centraux des 6 films, Dark Sidious, alias le sénateur/chancelier/empereur Palpatine et de son maître, le puissant et imposant Dark Plagueis.

Dark Plagueis : l’un des plus brillants Seigneur Sith ayant jamais vécu. Posséder le pouvoir est tout ce qu’il désire. Le perdre est la seule chose qu’il craint. En tant qu’apprenti, il a embrassé les voies rugueuses des Sith. Et lorsque le temps fut venu, il a détruit son Maître, et s’est juré de ne pas connaître le même destin. Parce qu’à la différence des autres disciples du Côté Obscur, Dark Plagueis va apprendre à contrôler l’ultime pouvoir… celui de vie et de mort. Dark Sidious : le padawan choisi par Plagueis. Sous la direction de son Maître, il étudie secrètement les voies des Sith, pendant que, publiquement, il s’élève dans le gouvernement galactique. Tout d’abord Sénateur, puis Chancelier, et finalement Empereur. Dark Plagueis et Dark Sidious, le Maître et son acolyte, visent la domination et l’annihilation de l’Ordre Jedi. Mais peuvent-ils défier l’impitoyable tradition Sith ? Ou bien le désir de l’un à régner en Maître et le rêve de l’autre à vivre éternellement signeront-ils leur destruction ?

L’histoire commence bien avant l’épisode 1 « la menace fantôme », et se termine quasiment en même temps, la scène finale tournant autour de la rencontre entre Palpatine, fraichement nommé chancelier, et Anakin Skywalker, pour lequel il entrevoit des perspectives d’avenir alléchantes.
Le roman nous immerge dans le quotidien d’Hego Damask, un Muun important du Clan bancaire intergalactique, et dans sa double vie en tant que Dark Plagueis. Du meurtre de son maitre, Dark Tenebrous, à sa vision du « grand plan » des Siths, en passant par le recrutement de Dark Sidious comme apprenti, le récit nous balade aux quatre coins de la galaxie, au fil des complots, des épreuves, et des alliances tissées par les deux Siths. L’histoire est fluide, on s’ennuie jamais, et la force du roman est qu’à aucun moment les Siths sont stigmatisés comme « les grands méchants », juste des « comploteurs » qui tentent de tisser une toile dans laquelle vont venir s’embourber leurs ennemis afin qu’ils puissent se hisser à nouveau tout en haut de la hiérarchie de la galaxie. Le côté obscur est présenté par Plagueis comme une source infinie de savoir, et de pouvoir, comme celui de vie ou de mort. Et non comme une source de destruction et de souffrance, mettant ainsi en exergue cette citation de Glen Cook : « le mal est bien souvent défini en fonction de la direction dans laquelle on pointe notre doigt accusateur ». Pour Dark Plagueis, le mal, ce sont les Jedi, leurs préceptes limitants, leur peur du pouvoir et leur mode de vie bourrée de contradictions. Pour Palpatine, le mal, c’est la république, c’est la corruption qui gangrène le Sénat. C’est aussi un peu quelque part son maitre, et le savoir immense qu’il possède, et qu’il ne distille qu’à doses homéopathiques.

Au cours du récit, on y croise plusieurs personnages connus. Qui Gon Jin apparait brièvement, en compagnie du Comte Dooku, pièce importante du futur dispositif des Siths pour conquérir la galaxie. Nombre d’interrogations, et de points en suspens sont levés. Par exemple, le Comte Dooku, que beaucoup s’accordaient à dire qu’il était l’apprenti Sith de Palpatine après la mort de Dark Maul, mais en fait il n’en était rien. Il était un associé en quelque sorte, un ancien Jedi évoluant sur le chemin obscur, mais à la fin du récit, Palpatine considère complètement Anakin Skywalker en tant que futur apprenti. Dooku n’est qu’un allié. Les origines de Dark Maul, et sa formation sont aussi détaillées à de nombreux passages. La fin du roman tourne d’ailleurs autour de la montée en puissance du Zabrak, mentionnant même son extermination de l’organisation du Soleil Noir (épisode que j’avais découvert en BD), avec une certaine précision (les faits avancés sont effectivement ceux de la BD, jusqu’à la blessure à la main de Dark Maul, et l’erreur de jugement qui l’a engendrée). Bref, tout cela est d’une très grande cohérence dans les évènements et dans les personnages.

Dark Plagueis est un excellent roman de l’univers étendu de Star Wars. Fluide à la lecture, l’enchainement de l’histoire explique en grande partie tout ce qui s’est passé lors des deux trilogies. La plongée au cœur du côté obscur est extrêmement intéressante, et apporte un point de vue unique sur le déroulement de la saga. Un très bon moment comme seul l’univers de Georges Lucas est capable de nous offrir.

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