Chronique de lecture : Malronce / Coeur de la terre (Maxime Chattam)

Après avoir dévoré le premier opus, l’Alliance des trois, en une petite semaine, j’ai mis un peu plus de temps pour parcourir le second et troisième volet d’« Autre monde » de Maxime Chattam. Pas que la série perd en intensité, quoi que, mais comme dans toutes suites, le coté surprise, nouveauté, et univers à découvrir s’estompe, et la lecture abandonne un peu son côté frénétique et compulsif.

    

Imaginez un monde où la nature a repris le pouvoir, où les adultes sont redevenus sauvages et les enfants se sont assemblés en bandes pour survivre, où chaque promenade est une expédition, chaque jour passé, un exploit. Un monde recouvert par un océan de forêts, peuplé de créatures fabuleuses, traversé de courants étranges, d’énergies nouvelles. Un monde nouveau où trois adolescents tentent de déjouer les pièges d’une mystérieuse reine, qui a juré leur perte : Malronce. Oubliez tout ce que vous savez… pénétrez dans Autre-Monde.

Du coup, les personnages sont déjà en place, l’univers aussi, bien que Chattam s’amuse à saupoudrer le périple de ses héros d’incessantes nouveautés (les enfants dans les arbres, une visite très particulière de Disney Land…), et de ce fait le rythme parait un poil plus lent, et les incohérences semblent un peu plus visibles.
Si je fais une seule et même chronique sur ces deux opus de la première trilogie d’« Autre-monde », c’est parce que pour moi, les deux textes

Si l’univers est riche, et a un potentiel illimité, Chattam tombe par contre dans la facilité avec ses personnages, et prend quelques libertés avec les repères spatio-temporels. J’ai trouvé que les déplacements des héros sont extrêmement rapides, si l’on se réfère à la géographie des États-Unis, base de l’univers de « Autre-Monde ». Les relations entre eux sont assez simplistes, un paquet de questions restent en suspens, les révélations sur le Ruperaudren et Malronce n’ont pas présenté de vraie surprise. La chance est parfois un concept un peu trop favorable aux héros, que l’on aimerait bien voir pousser dans leurs derniers retranchements plus souvent.
Au final, seule l’identité du traitre, à la fin du « Cœur de la terre », a constitué un twist imprévu du fil narratif.
Cela dit, ces deux romans contiennent quand même de vrais beaux passages. Celui sur la mer sèche avec les Pans verts est aussi intrigant que riche. De manière plus générale, les scènes d’exploration et de découverte, où l’auteur ouvre un peu plus l’étendue de son univers, sont plus prenantes et intéressantes que les scènes d’intrigue (légère) ou d’action. La bataille finale, trop courte à mon gout, et se finissant de manière trop rapide, reste quand même un moment fort de cette trilogie.

De cette première trilogie, l’opus d’ouverture est largement le meilleur, les deux autres étant relativement équivalent, mais bien en retrait par rapport au premier. Mais cet univers est si riche, qu’il me tarde d’attaquer la seconde trilogie avec Entropia.


Pour découvrir l’opus 2 de cette sympathique série…


Pour lire l’ultime volet de la première trilogie « Autre Monde »

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