[NFL2015] un tour de piste avec la Fondation Flavien

Après une semaine à gambader entre les canards, les hélicos, le chapiteau et la crèche, il est temps désormais de faire un peu le point sur cette session 2015 de la No Finish Line, édition pour le moins exceptionnelle, à plus d’un titre.

Un nouveau parcours record

Exceptionnelle, parce que cette année, 383 179 € vont être reversés à l’association Children and Future afin de soutenir des projets en faveur d’enfants défavorisés ou malades. C’est un record pour cette 16ème édition qui pourtant avait fait le pari de changer complètement de circuit. Ce qui, dans un micro-état comme Monaco, avec le manque de place certain qui nous caractérise, n’est pas franchement une mince affaire. Exit donc le port, les bateaux, les embruns, les bars à proximité et le vent marin qui vous congèle les os, et bienvenu aux jardins de Fontvieille. Le parcours cette année était nettement différent des années précédentes. Plus de ligne droite interminable sapeurs de moral, plus de doubles sens langoureux, plus de pavés destructeurs de chevilles. A la place, nous avons eu des trottoirs, de l’asphalte, ou un mix des deux, un peu de tartan, et trois passages couverts (tunnel + chapiteau aller, et retour) qui ont dû faire beaucoup de bien à ceux qui ont couru le samedi soir sous la pluie. Les très nombreux virages du circuits ont offert une vrai variété, limitent grandement l’effet d’usure psychologique opérée par les longues lignes droites des éditions précédentes (l’immense digue du port était un sommet du genre). Et on sait que dans ce genre d’épreuve d’extrême endurance, le mental, c’est le plus important.
Ce nouveau tracé n’est pas sans écueils : certains passages avec les trottoirs peuvent faire (très) mal aux chevilles peu attentives, la petite montée en dévers pour rejoindre la Roseraie tire fortement dans les jambes une fois que la fatigue est venue frapper à la porte. Et certains endroits fort étroit sont à revoir, le virage avant le tunnel ou l’entrée du chapiteau coté héliport sont assez pénible à gérer, surtout quand on cours aux heures d’affluence.

Toujours plus de kilomètres, sans « forcer »

Un nouveau circuit record donc, et à plus d’un titre puisque pour ma part, je m’en tire avec mon meilleur résultat depuis presque 10 ans que je participe à la manifestation. Petit récapitulatif de mes « perfs » depuis 2007 :

2007 : 105 km
2008 : 107 km
2009 : 36 km (post croisade)
2010 : 116 km
2011 : 120 km
2012 : 137 km
2013 : 0 km (voyage en Polynésie)
2014 : 41 km (arrêt basket suite à une blessure à l’épaule)
2015 : 161 km, dont 41kms en running (soit 25 %)

Cette année aura donc vu mon plus fort total de kilomètres, avec aussi le plus grand nombre de kilomètres parcourus en courant. Mais surtout, mis à part ma session running du lundi matin où j’ai vainement tenté de galoper un semi-marathon (stoppé à quelques encablures de la fin, faute à une batterie défaillante, et à une jambe en bois), je n’ai pas eu l’impression de « forcer ». Pas de retour à la maison en boitant bas, pas de douleurs excessives les jours d’après, et une certaine fraicheur tout au long des 8 jours qui m’ont permis d’y revenir sans cesse pour gambader et faire grimper le compteur.
J’ai déjà mon objectif pour l’an prochain, avec probablement une semaine de vacances posée pour l’occasion.

Du cœur avec les enfants

Manifestation caritative d’ampleur (+ 12 000 participant), aventure et défi personnel, la No Finish Line est surtout depuis presque 10 ans maintenant une opération qui me tient vraiment à cœur, et ce pour plusieurs raisons. Parce qu’en tant que « runner du dimanche », cela m’offre une occasion de marcher « pour quelque chose », pour les enfants, et non pas dans le vide de façon égoïste comme c’est le cas le reste de l’année.
Et si je peux courir comme bon me semble, et avoir une vie « normale » (bien que je ne puisse pas donner mon sang), c’est parce que plus jeune, j’ai eu la chance d’avoir ma plomberie réparée au Centre Cardio Thoracique à Monaco (Opération de Ross, j’en parlerai un jour, promis). Chance que je souhaite désormais partager à mon petit niveau avec ceux qui en ont besoin, puisque l’argent récolté via la No Finish Line sert aussi à financer des opérations pour des enfants dans l’attente d’un miracle.
Mais surtout cette année, c’est la première fois que je ne courrais pas pour l’équipe de mon boulot. Mes raisons : pas envie. Oui, c’est le terme idoine. Je voulais surtout que mes kilomètres, en plus gonfler le score final de cette vaste opération caritative, fassent partie de quelque chose de plus, puisse apporter un peu plus qu’un étalage de chiffres le compteur d’une équipe qui n’intéresse pas grand monde.
Du coup, je me suis inscrit sous la bannière de la Fondation Flavien.

La Force des Jedi

logo-5Pourquoi la Fondation Flavien, et pas une autre ?
Vous pensez que je pouvais rester insensible très longtemps face à une cause qui arbore comme armoiries la couleur orange, soit l’une des couleurs de mon équipe de basket préférée (New York Knicks) avec par dessus un Dark Vador, le personnage central des 6 films de la saga Star Wars, dont je suis un fan absolu.
Bon, certes, évidemment que cela a joué, tout comme le fait qu’une des grosses manifestations organisées par cette fondation, le Trott n’roll, se déroule chaque année en bas de chez moi. Niveau impact et visibilité, on peut faire difficilement mieux.
Mais surtout, c’est l’origine de cette association, le fondement même de leur action, et la portée qu’elle a sur chacun d’entre nous, qui m’a beaucoup touché. C’est mon cœur de père qui parle, et qui saigne aussi un peu à chaque fois que je relis l’histoire de ce tsunami, cette « réalité » si touchante, réalité que bien souvent l’esprit humain esquive en martelant « ça n’arrive qu’aux autres ».
Non, ça n’arrive pas qu’aux autres. C’est même arrivé près de chez nous.
Qu’y a-t-il de plus horrible pour un parent que de survivre à ses enfants ? Que ce soit dans un attentat lors d’un concert, sur un accident de la route, ou comme là, à cause d’une saloperie de maladie, je ne vois pas quelle plus forte douleur pourrait ressentir un père que celle de perdre un de ses enfants.
Sans mes filles, plus rien n’existe, plus rien n’a de sens. C’est notre avenir, mais c’est aussi notre présent.
Pour ma part, je loue le courage de ce père qui s’est servi de cette épreuve pour trouver le courage de se battre pour faire avancer cette cause. Et c’est surtout pour ça que je me suis inscrit dans cette équipe, et que j’ai porté les couleurs de cette cause. C’est pour soutenir quelqu’un qui se bat tous les jours pour combler un vide indicible, et dont l’action généreuse est là pour faire en sorte que d’autres parents n’aient pas à souffrir du même combat (qui pour ma part serait probablement déjà perdu d’avance si cela m’arrivait…)
Du coup pour moi, ce ne furent que quelques premiers petits pas (enfin de quoi faire 160 km quand même), et j’espère que ce ne seront pas les derniers, tant sur la No Finish Line, qu’en dehors…

Vivement l’an prochain

Bref, cette année, j’ai marché avec mes filles (qui ont fait de jolis scores d’ailleurs) et j’ai couru en orange, au sein d’une équipe de gens forts sympathiques. Et si mon « délire » Légo Dark Vador a su trouvé un certain écho, j’ai déjà pris date pour l’an prochain, afin de faire la même, mais en mieux.
Parce que la No Finish Line va revenir, c’est sûr.
Sur ce circuit à Fontvieille, je l’espère.
Avec l’espoir de faire encore mieux, encore plus pour les enfants, c’est certain.
Enfin moi, c’est avec cette idée-là que je vais affuter mes groles et ma condition physique en attendant novembre 2016.

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