Chronique de lecture : L’alliance des trois (Maxime Chattam)

Pour ce dernier trimestre, je me suis décidé à rattraper un peu tout le retard que j’ai dans mes chroniques de lecture. Cette semaine, c’est une œuvre que j’ai bouclée ce week-end, L’Alliance des trois, le premier tome de la série « Autre monde » de Maxime Chattam, qui est donc à l’honneur


Maxime Chattam est un auteur français dont j’ai déjà parcouru et apprécié un certain nombre de ses récits précédents. J’ai beaucoup aimé (voire même probablement plus) « In Tenebris », « l’Âme du mal » et « Prédateur ». La fin des « Arcanes du chaos » m’a littéralement scotché, mais le reste du bouquin est assez moyen. Tout comme « Maléfices » ou « la Promesse des ténèbres », textes à l’atmosphère merveilleusement poisseuse, mais où l’intrigue a beaucoup de difficulté à tenir sur la longueur, avec des idées et quelques scènes aussi glauques que parfois un peu malvenues.
Ainsi, si Maxime Chattam est un excellent poseur d’ambiances, si ses enquêtes, bien souvent situées aux États Unis, sont plutôt bien rythmées, si certains de ses polars brillent par des pitchs et des concepts des plus originaux, il n’en demeure pas moins qu’on trouve à boire et à manger dans sa bibliographie. Et que malheureusement ses dernières œuvres n’étaient pas vraiment du même niveau que les premières. Du coup, j’avais une petite pointe d’appréhension au moment d’ouvrir L’Alliance des trois, sa première incursion dans un univers 100 % fantastique.

Personne ne l’a vue venir. La Grande Tempête : un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l’obscurité et l’effroi. D’étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, à la recherche de leurs proies, qu’ils tuent ou transforment… Après leur passage, Matt et Tobias se retrouvent sur une Terre ravagée, différente. Désormais seuls, ils vont devoir s’organiser. Pour comprendre. Pour survivre… à cet Autre-Monde.

L’œuvre surfe sur deux points forts : un concept de départ extrêmement bien trouvé, qui sans être révolutionnaire, a le mérite de soulever certaines vraies questions, et surtout marque les bases d’un univers très sympa. L’autre point fort, c’est l’univers justement, l’ambiance distillée par Chattam. La spectaculaire scène d’ouverture à New York ancre le texte dans la réalité (grosse tempête comme il y a eu par exemple dans ma région ces dernières semaines). La suite pose un monde à la fois oppressant de par l’omniprésence de cette végétation sur-développée qui en fait quelque part un intervenant à part entière, mais aussi par le vase clos de l’ile sur laquelle se déroule la seconde partie de l’intrigue.
Du côté des personnages, on fait très rapidement le rapprochement avec les héros des « Goonies » de Spielberg, voire plus récemment, de « Super 8 » de JJ Abrams. Bref, des enfants confrontés à des problèmes d’adultes, avec toutes les caractéristiques sympathiques et tous les clichés inhérents à ce genre de protagoniste. La quête initiatique de Matt est ce qui se fait de plus « basique » en matière de fantastique. En plus de devenir le nœud de toutes les attentions de la part des « méchants », il se découvre des super capacités issues d’une sorte de mutation suite à l’apocalypse, il doit aussi tenter de survivre, un peu. Une quête, une fuite, des questions, des nouveaux pouvoirs… Et l’épée d’Aragorn. N’en jetez plus !
On retrouve ainsi un trident très « Harry Potter » : l’Alpha, le héros super fort épicentre de l’ensemble des ennemis, la copine, qui est plutôt le cerveau du groupe, et le meilleur pote, un peu là par amitié défaut. Ces enfants sont rapidement confrontés à un nombre assez important de problèmes, entre le vil mal fantastique qui hante les rêves à la poursuite de Matt, la nature pas super accueillante face à laquelle il faut juste « survivre », mais aussi les adultes dans leur côté le plus « bestial », le champ des nœuds possibles est très vaste, et ce premier opus ne fait qu’en poser les jalons, laissant la porte ouverte pas mal de perspectives intéressantes.

Même si l’intrigue, de par sa conception, ne peut éviter l’écueil de certains clichés et la présence de raccourcis, l’Alliance des trois, et plus largement la série « Autre Monde » est une sorte de savant mélange d’un univers post-apocalyptique où Mad-Max serait un geek écolo, où galopent des personnages très largement infusés au Steven Spielberg saupoudré de J K Rownling, dans une ambiance entre les Elfes de Tolkien et les X-Men de Marvel. J’aime beaucoup les mélanges, et celui semble plutôt pas mal parti.
Pour faire simple, j’ai bouffé le premier tome en 5 jours, et le second est déjà bien entamé…


Pour partir à la découverte de cet Autre Monde…

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2 commentaires sur “Chronique de lecture : L’alliance des trois (Maxime Chattam)

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