Samedi dernier, lors de mon footing à potron minet, j’ai franchi une barre dont je ne me sentais absolument pas capable d’atteindre un jour. En effet, j’ai couru 10 kms en moins d’une heure.
Certes, la relativité m’impose de ne pas hurler à la performance sportive toutes catégories, quand on sait que le Kényan Leonard Komon détient le record du monde en 26 min 44 s sur la même distance, mais quand même. Mon précédent « record » trainais autour des 1h05, et ma moyenne sur 10kms tapais à peine en dessous des 1h10… Par exemple, j’ai fait 1h08 à la dernière ronde des plages à Menton.

Du coup, quand mon application Nike Running m’a annoncé que j’avais bouclé mon circuit de 10kms en 59 min 28 s, ça m’a fait tout bizarre. Parce que bon, avec mes soucis cardiaques de naissance, et l’opération à coeur ouvert que j’ai subi à l’âge de 19 ans, je suis pas vraiment équipé pareil que tout le monde. Sans compter les nombreux pépins que j’ai eu depuis vingt ans aux guiboles, entre les genoux, les chevilles, les tendons, les muscles…
Si la perte récente d’un bon paquet de kilos en trop, explique ce spectaculaire bon en avant dans mes performances, et m’ouvre un certains nombres de perspectives sympa en terme de résultats pour les prochaines courses auxquelles je compte participer, il n’en reste pas moins que cela demande quand même confirmation.
Mais surtout, ce réjouissant chrono du weekend a mis en exergue les raisons pour lesquelles je galope de la sorte depuis juillet 2007, et a répondu, de façon simple, à une question toute bête : pourquoi cours-je ?
Je cours parce que ça me plait.
Je cours parce que comme quand j’écris, mon esprit s’évade, et me permet d’évacuer les miasmes de mon quotidien.
Je cours (notamment le matin) pour libérer ces endorphines capable de me faire traverser ces longues journées pas forcément évidentes qui sont les miennes actuellement
Je cours parce qu’à un moment, j’ai cru que je ne pourrais jamais plus courir.
Je cours parce que c’est la meilleure façon d’entretenir cette machine fragile et rafistolée qu’est mon corps.
Je cours, parce que même les super-héros font ça…

Je cours pour ceux qui ne peuvent pas.
Je cours pour ceux qui ne peuvent plus, temporairement ou définitivement
Je cours parce que j’ai toujours aimé les bonnes balades avec de la musique dans les oreilles.
Je cours parce que j’ai toujours pour ambition de m’améliorer, qu’importe ce que je fais.
Je cours pour flatter mon égo en gonflant mes moyennes et des records de distance.
Bref, je cours parce que ça me fais du bien, au corps, au coeur, et à la tête…
Tout simplement…

PS : du coup, je me suis inscrit au Giru de Natale avec pour objectif de faire nettement mieux que l’an dernier.

PS 2 : Je connais certaines personnes de mon entourage qui vont répondre à la question en titre par un « ben je cours pas »… Vous fatiguez pas les gars, je sais qui vous êtes 🙂

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