IMG_5484Verlan est un petit village isolé, situé au cœur des montagnes. A Verlan, il y a des vieux, et des jeunes, et des hommes, et des femmes… Verlan obéit à ses codes, à son organisation féodale, à ses règles dont l’origine usée par le temps a été remplacée par le fameux « parce qu’on a toujours fait comme ça » applicable en toutes circonstances.
A Verlan, on peut vous offrir un petit café, ou un petit verre d’eau, ou même un alcool maison fabriqué à base de moisissures et de détergents. A Verlan, vous pouvez manger des pommes, ou des donuts, parfois, ou l’avoir dans le cul, souvent. A Verlan, il se passe des choses graves, mais pas vraiment importantes. À moins que ce ne soit l’inverse…

Mais avant de vous lancer dans les méandres de cette sombre histoire de brachyoures au cœur de ce hameau, l’heure est venue pour moi, modeste ménestrel adepte de la cithare, de vous en présenter les protagonistes principaux nichés parmi la grosse centaine d’âmes damnées de ce bled de pierres et de torchis.

Déjà vus lors de la saison 1

Jacquouille : fidèle bras droit d’Anthime depuis des temps immémoriaux, il n’a pas son pareil pour encenser l’inutile et voir l’importance des petites choses. Propulsé au premier plan depuis la disparition de son vénéré chef, il ne se sent pas très à l’aise, et ses excuses pour cacher la vérité sont de moins en moins crédibles.

Monica : grande et mince, ce pusillanime bubon mythomane tient un poste de choix dans la hiérarchie Verlanienne. Malheureusement, elle esquive comme la peste les lumières des hautes sphères, trop d’éclairage pourrait nuire à sa réputation et montrer au reste du monde qui elle est vraiment.

Antoine : Sa figure rouge boursoufflée par l’abus de Beaujolais, et sa coiffure constamment en désordre ne peuvent cacher un regard vide et fuyant, faute à une consommation abondante de psychotropes, qu’il prend de façon régulière pour  masquer une tendance à la cacochymie. Habite un placard, et se sent bien dedans…

Paô-Paô : Tétragone de forme oblongue, il a les dents qui rayent le parquet, l’air mauvais et le postérieur protubérant. Une grande partie du hameau le déteste, mais cela ne l’empêche pas de pleurer à chaudes larmes la disparition de son idole tout en complotant pour grimper dans la hiérarchie, si jamais son départ se confirme.

Germain : autre membre de l’association des affidés d’Anthime, il cumule la triple compétence idoine. Hypocrite, lunatique, insipide et menteur, il ne désespère pas de grimper lui aussi dans la hiérarchie du village, comme le lui promet Monica avant chacune de leurs séances de la bête à deux dos.

Apolline : naine, sans père, elle a été enfantée par une mère qui dès lors a sombré dans la cleptomanie et une émétoaérosagophilie galopante. Comme elle s’ennuie à son boulot, elle fomente toutes sortes de complots afin de rétablir la paix, l’équité et la vérité au sein du patelin. Mais sa croisade a tendance à la ronger de l’intérieur.

Angus : L’homme de la maréchaussée, seul membre de cette corporation dans ce bled minuscule, le « blond » fait aussi office de livreur de pizza dès que le soleil se couche. Bel éphèbe au corps d’apollon, il s’est pris d’amitié pour Apolline et sa quête, même si malheureusement son statut de représentant de la loi l’empêche de trop s’investir.

Wilma-Jane : La lavandière du patelin n’a pas sa langue dans sa poche. Bosseuse et discrète, tant que personne ne lui cherche des noises, il lui arrive de déjecter un vocabulaire à faire pleurer des larmes de sang à un conducteur de diligence. Amie de la naine, elle la suit dans ses histoires, surtout quand il s’agit de comploter autour d’une anisette.

Violetta : L’enfant magique du village. Elle mange comme quatre, et n’accumule pas un gramme de graisse. Gentille et affable, elle vient en aide aux personnes âgées pour faire les courses ou passer chez l’apothicaire. Ses longs cheveux violets s’illuminent quand elle chante, ce qui est vachement pratique pour lire la nuit.

Le révérend Coeurenjoie : Sénégalais, ancien éleveur de chameau dans son pays, curé, pasteur, conducteur du train de touristes, et accoucheur officiel du village. Il fait tout, a tout connu, et ne manque pas de raconter ses histoires « de son chez lui » à qui veut, ou ne veut pas…

Robert : l’homme de loi du patelin est un incorruptible, un vrai. D’un physique aussi banal que sa tenue, il ne verse ni dans l’esbroufe ni dans la fantaisie. Il fait son boulot, et il le fait bien. Ce qui exaspère bien souvent les hautes instances du village, qui savent qu’avoir un juge dans leur clan améliorerait rudement leurs petites affaires.

Mamie Carnet : pauvre vieille femme seule et isolée. Boulotte, ses grands yeux ornent une paire de cernes qui lui tombent jusqu’au milieu des joues, pratique pour soutenir ses lunettes aux verres si épais qu’ils pourraient arrêter un coup de fusil à pompe. Ne communique que grâce à son carnet, et c’est déjà bien suffisant, tant elle préfère se bruler la main plutôt que de dire quelque chose de gentil.

Joey : De son vrai prénom Joséphine, c’est la tenancière du pub O’Macadam. Femme émaciée au physique sec et anguleux, elle ne semble avoir ni d’âge ni de sexe. Ses yeux globuleux atteints d’un léger strabisme donnent l’impression de ne jamais vous dévisager en face, malgré sa capacité à gêner les gens en les fixant du regard.

Les guest-star  (soit les gens dont on parle, mais ce n’est pas sûr qu’on les voit un jour…)

Anthime : Le chef de village, le monarque de cette population. En place depuis plus longtemps que remonte le disque dur de l’antique ordinateur de la bibliothèque, il est très vieux, comme en attestent son visage fripé et ramolli, ses mains tremblantes et sa calvitie sur le haut du crâne. A disparu mystérieusement depuis plus de 6 mois, on ne sait où ni pourquoi.

Charlie : ancien coéquipier d’Apolline au village, il s’est libéré de cet endroit sordide, délivré loin de là afin de trouver un cadre de vie plus propice à son développement familial. Tenu au courant des évènements tragiques secouant le hameau par ses contacts au sein du patelin, il suit avec intérêt les tribulations de ses amis, de loin, ou pas tant que ça…

Les petits nouveaux de la saison 2 : 

Dalida : Longue gigue au visage aussi expressif qu’une entrée de cimetière, elle n’a pas son pareil pour jeter un froid glacial dès qu’elle pénètre dans une pièce. Son rire tonitruant rappelle ces grands méchants des films pour enfants. Sans explication aucune, il est capable de se mettre à chanter ou à danser sur un air de la fameuse star du même nom, ce qui est une expérience des plus pénibles à subir.

Heickel et Jeickel : les frères jumeaux du patelin. Nés le même jour, de la même mère, ils ont la particularité de ne pas du tout se ressembler. Heickel est grand et costaud, alors que Jeickel est petit au physique émacié. Ils vivent leur vie un peu en marge de la société de Verlan, mis au banc par Anthime, qui les accuse régulièrement de sorcellerie, à tort ou à raison. L’explosion de la Tour va les faire sortir de leur isolement, et il se pourrait qu’ils aient leur mot à dire sur la suite des évènements… Le doux surnom d’Heickel est « princesse », mais même pas lui ne sait vraiment d’où ça vient…

On les a vus, mais ils ont disparus : 

Brandine : C’est la femme du facteur. Elle est enceinte 9 mois par an… En pleine gestation lors de la saison 1, l’déflagration et les émotions qui ont suivis ont activé le travail, et la voilà avec un nouveau mouflet dans les bras. Enfermée chez elle pour plus de sûreté, elle ne sort plus que très rarement, juste pour pointer son fusil sur quiconque lui semble susceptible de poser une autre bombe dans le village,…

Dimitry : Il est grand et atteint d’une paranoïa galopante. Il a la chevelure sombre et le regard d’acier. Il a des muscles partout partout et un passeport soviétique. Il fait tourner toutes les têtes à Verlan, surtout les femmes qui rêvent de lui la nuit. Enfin faisait, car son corps a été retrouvé démembré dans les décombres de l’explosion qui a soufflé le dernier étage de la tour.

Marc-Aurèle : de l’empereur romain, il ne lui manque que le vaste territoire et la garde prétorienne. Il a le port altier, le nez au vent et le verbe mielleux. Membre discret de la haute société de Verlan, il essaye tant bien que mal de se rendre important, multipliant les sourires captieux à tous ses alliés de circonstance. Perturbé par les événements, il est parti avec son chauffeur et sa Rolls pour se ressourcer de l’autre côté des montagnes.

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