332,6 km, c’est, selon le GPS de mon application Nike Running, le kilométrage enregistré en une année par ma paire de Nike Vomero. Ma paire de pompes précédente, des Nike Pegasus, avait borné au-delà des 400 kms, mais l’usure aidant, j’avais trainé des tendinites à répétition faute à une érosion un peu trop prononcée de la semelle par endroit, notamment au niveau du talon et sur l’avant.
Chat échaudé craignant l’eau froide, j’ai cette année décidé de ne pas prendre de risque avec mes guiboles, et dès les premiers signes de fatigue de ma paire de pompes, je leur ai rendu leur liberté. Après un dernier footing en pleine campagne, je m’en suis séparé. Certes, un peu à contrecœur, car c’est une vraie bonne paire de chaussures, légère, qui tient bien le pied, et dont l’amorti fait rudement bien le job.

Cela dit, j’ai eu envie de changer d’air. Après deux paires de Pegasus, une paire de Vomero, j’ai mis de coté Nike, mon « sponsor » depuis de longues années, pour passer sur une petite marque pas encore très connu : Hoka One One. J’ai sauté le pas d’autant pour deux raisons simples : la première, c’est que l’expérience du changement de marque pour mes chaussures de basket est une réussite : j’ai là encore quitté Nike pour Under Armour, et j’en suis rudement content de mes Curry 1, même si leur durée de vie risque d’être moindre par rapport à des Nike, le reste est juste impeccable. D’autre part, plusieurs personnes, dont des runners nettement plus extrémistes que moi, m’ont conseillé de passer sur Hoka, que j’avais découvert au détour d’une émission de télé.
Le soucis, c’est que la marque ne s’embarasse pas de publicité sauvage telle que peut le faire Nike. Hoka est pour l’instant une marque intimiste, que l’on ne trouve que dans les bons magasins spécialisés, ou sur le site iRun.fr, référence en la matière sur internet.
Qu’est-ce donc la particularité des Hoka ? La semelle novatrice et le confort particulier qu’elle confère, nettement plus épaisse que sur d’autres chaussures. Mais quand je dis nettement, c’est nettement, on a même l’impression d’avoir affaire à des chaussures compensées tellement la semelle globale est presque deux fois plus épaisse que sur une paire classique.

Et cette semelle, ce n’est pas de l’esbroufe. Au départ, j’avais peur d’avoir à courir avec une paire de Crocs aux pieds, mais que nenni, c’est une vraie chaussure de running, avec une vraie particularité, un vrai plus vraiment appréciable. Car étrangement, plus de semelle ne signifie pas plus de poids. La légèreté est au rendez-vous, on a même parfois l’impression de flotter sur les appuis, notamment lors des accélérations ou des montés un peu raide ou des escaliers, le ressort est vraiment sympa, et apporte clairement un plus en terme de restitution d’énergie et d’amorti. Le confort est aussi au rendez-vous, peut être légèrement en dessous d’une paire de Nike, avec quelques frottements, mais je mets pour l’instant ça sur le compte d’une première utilisation, ça devrait se tasser avec le temps.
À voir après à l’usage si la finition tient la distance, mais globalement, c’est une vraie bonne découverte, et mon premier footing avec ces nouvelles gommes m’a bien plu, confirmant les conseils de mes collègues qui avouent ne plus courir qu’avec ça.

Rendez-vous en décembre pour la Course de Noël pour voir si avec ces nouvelles chausses j’arrive à taper mon temps de l’an dernier (ce qui ne devrait pas être bien dur cela dit…).

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