La Mecque, le nec plus ultra !

Pour ceux qui suivent, et pour les autres, je suis bel et bien à New-York cette semaine. Et contrairement à ce que prétend mon titre alambiqué, et peut-être un poil provocateur vu la suite du contenu, je ne vadrouille pas en plein désert, marchant à genou et transpirant sang et eau, pour aller écouter un barbu en soutane qui éructe en haut d’une tour. Quoi que, des barbus, j’en ai vu. Et des tours, un sacré paquet aussi. Mais là où je me trouve, les températures sont soit en Farenheit, soit négatives, avec du vent qui souffle aussi fort que le cheval en tempête, et de quoi avoir les doigts bleus, les oreilles congelées, et le tarin qui fleure bon la journée à la montagne à skier pendant des heures.
Mais alors, qu’est-ce donc que cette Mecque en guise de titre ?
La Mecque, sous-entendu « du basket », c’est le surnom affectueux, et loin d’être usurpé, que porte le Madison Square Garden, l’antre des New-York Knicks (et des Rangers pour le hockey), l’enceinte sportive par excellence. Pour sûr, il doit y avoir un tas de très bonnes salles de part les States, mais aussi en Europe, des endroits super moderne qui offrent un accueil high-tech futuriste, ou d’autres avec des ambiances de malade pouvant surclasser les grands stades de foot. Mais aucune salle ne possède l’aura légendaire du MSG. D’ailleurs, les américains, dans toute leur modestie, l’ont surnommé « the world most famous arena ». Rien que ça.
Même si en terme de basket, je peux fanfaronner jusqu’à mes vieux jours en déclarant que je ne verrais jamais rien de mieux que cette Dream Team qui est passée en 92 à Monaco, et que j’ai pu observer pendant une semaine depuis le bord de la touche, ce que j’ai vécu dimanche dernier était mon premier match NBA « en live ». Un vrai match de la meilleure ligue de basket du monde, avec tout le cérémonial de circonstance : l’hymne national avant la rencontre, moment toujours chargé d’émotion, la présentation des joueurs à vous coller des frissons (et ce même si les joueurs en question sont loin d’être des usines à rêve), les animations pendant les temps morts, que ce soit les pompom girls ou leur version miniature, les air-canons (et en fin de match, la air-sulfateuse) qui envoient des cadeaux dans les gradins. Et bien sur, les stars dans les tribunes, que le réalisateur ne manque pas de projeter sur l’écran géant, avec un petit coup de promo sur l’artiste en question (extrait de film ou de concert, par exemple)
J’en ai pris plein des yeux, plein la poire, plein tout partout. Le MSG, c’est juste la guerre de étoiles en comparaison du genre de salles que j’ai déjà pu visiter, en France notament. Sièges super confortables, gradins à pic qui permettent de n’être que très peu gêné par le golgoth qui forcément s’est assis juste devant nous, bars et commodités à profusion, écran géant qui diffuse les ralentits et les stats de la rencontre, public de connaisseur qui gronde, mais qui sait apprécier les beaux mouvements de l’adversaire… Bref, un écrin grand luxe qui justifie largement la renommée qui est la sienne.
Match de gala oblige, la salle était comble. Malgré le statut faiblard des joueurs et du classement des Knicks, et la fadeur de leur basket, les supporters New-Yorkais étaient là, les fans de la balle orange n’ont pas manqué ce rendez-vous contre LeBron James et sa très grosse armada de Cleveland. Si bien que pour avoir une place, il fallait se placer haut, très haut dans les tribunes. Malgré cela, et alors que je m’attendais à voir des poux sur un tapis de bain, la visibilité était parfaite, et j’ai pu profiter du spectacle sans en rater la moindre miette. Un seul bémol : Spike Lee n’était pas là sur le bord du terrain pour se donner en spectacle… Dommage, mais il n’a pas vraiment raté grand chose.
Car de match, en fait, il n’y en a pas vraiment eu. Le suspens n’a duré qu’une poignée de minutes, le temps que la faiblesse de l’effectif des Knicks lâche prise face à la qualité du jeu déployé en face. L’écart final était déjà scellé dès la fin du premier quart-temps, et les Knicks n’ont existé que de façon sporadique, avec de temps en temps, l’attaque en triangle exécutée de façon fluide, mettant hors de position la défense adverse. En face, les Cavs ont récité leurs gammes, et le puriste de la balle orange que je suis a pu observer quelques systèmes plutôt bien pensés, même si c’est toujours plus facile de les exécuter avec LeBron James à la baguette.
Au final, je ne suis pas venu pour voir une victoire (la saison des Knicks est un long purgatoire, une sorte de grand pas de recul pour mieux sauter ensuite), mais j’étais là pour un vrai match NBA de mon équipe, dans sa salle mythique, au coeur d’une ville qui me fait rêver. Et qu’importe le score et le résultat, qu’importe les joueurs sur le parquet. J’en ai quand même pris plein les mirettes, et je peux désormais dire que j’ai fait mon pèlerinage au MSG.
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