En début de semaine, j’ai entendu une phrase qui m’a doucement fait sourire « Moi j’adore cette période de Noël, parce que ça donne tout plein d’occasions pour faire la fête »… Si nous avions été dans un manga japonais, le gros tag #tristesse serait apparu quelque part juste au-dessus de ma tête, dans une bulle désarticulée afin de marquer ma surprise, et un peu ma consternation.
Oui, #tristesse, le terme n’est pas galvaudé.
#Tristesse que de devoir attendre la fin d’année pour se réunir pour faire la fête, manger du foie gras, du saumon, du chocolat, s’offrir des trucs et s’envoyer à la tête tout un tas de pensées positives.
Pourquoi devoir attendre Noël et le Nouvel An pour faire tout cela ?
Le Nouvel An n’est-il « qu’une raison de plus », reléguant le réveillon comme une occasion de plus de faire un apéro ?
Avons-nous vraiment besoin d’une raison calendaire pour nous réunion et partager un moment de joie et de bien-être ?
J’espère évidemment que non, sinon la vie serait vraiment d’une grande #tristesse. J’ai déjà suffisamment subi les « réunions familiales forcées dégénérant dans le n’importe quoi » pour cause de Noël ou de Nouvel An pour savoir que les meilleures réunions n’ont pas besoin d’autre motif que le cœur.  

Évidemment, je critique, mais oui, j’ai réveillonné, un peu comme tous les soirs de la semaine (je suis plus créatif quand je suis fatigué), oui j’ai mangé du saumon, comme souvent (vive les protéines), oui j’ai regardé un film, comme parfois, oui j’ai zappe, et j’ai insulté Arthur dont la constance qu’il a à faire de la merde télévisuelle est impressionnante… Bref, le passage de 2014 à 2015 n’a fondamentalement rien changé, on est tous des moutons, on a tous suivi le même chemin déjà tout tracer, alors qu’en fait, on est juste passé de mercredi à jeudi, comme on le refera la semaine prochaine, puis la semaine d’après, puis… #tristesse.
Autant Noël, Pâques sont des fêtes, commerciales certes (comme à peu près tout dans nos sociétés actuelles), mais qui comportent leur lot de magie, surtout pour les tous petits, ce qui les rend évidemment à part, et nettement plus importante. Je me délecte encore des étoiles dans les yeux de mes filles quand elles ont vu les cadeaux sous le sapin.
Mais le Nouvel An, diantre, c’est pour moi la pire des opérations marketing, une vaste publicité grandiloquente pour le foie gras et le champagne, pire que la St Valentin, qui en grattant bien cache un petit coté romantique dont les cœurs d’artichauts et les fleurs bleues sont épris. Même la fée des dents a plus d’importance pour moi que ces pétards que l’on balance pour fêter le passage du mercredi au jeudi.

Bref, vous avez bien mangé, vous avez bien bu… Tant mieux. Vous avez oublié tous vos soucis le temps d’une soirée ? Rassurez-vous, ça sera la même chose lors du prochain apéro. Quant à vos emmerdes, elles seront encore là, et elles ne bougeront pas d’un iota. Sauf si vous les prenez à bras le corps !
Bonne année quand même !

Lego reveillon

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