Le compte à rebours est lancé ! Noël approche à grands pas, le calendrier tant attendu chaque année par les enfants (et les parents) est de retour. Et cette année, comme les années précédentes, je ne vais pas manquer de vous étaler jour après jour le calendrier de l’avent du blog (avec un méga bonus exclusif sur instagram)

Le lien du jour : Le donjon de Naheulbeuk

Le tweet du jour :

L’extrait du jour :Harry Dresden – Avis de tempête (Jim Butcher)

Le facteur était en avance de trente minutes. C’était un remplaçant. Son pas plus lourd avait quelque chose de désinvolte et le type sifflait. Il sifflotait encore avant de s’arrêter brusquement devant ma porte. Il y eut quelques instants de silence, puis il éclata de rire.
Il frappa.
Damnation ! Sûrement un recommandé, autrement, il aurait glissé le courrier dans la boîte de mon bureau. Je reçois assez peu de recommandés, et jamais pour de bonnes nouvelles. Je m’extirpai de mon fauteuil pour aller ouvrir.
Le nouveau facteur ressemblait à un ballon de basket sur lequel on aurait collé des bras, des jambes et une grosse tête chauve brûlée par le soleil. Il ricanait en lisant l’inscription sur la porte vitrée.
Il me jeta un coup d’œil et gloussa encore en la désignant.
— C’est une blague ?
Je relus la plaque, parce que des gens s’amusent à la modifier de temps à autre.
— Non, c’est du sérieux. Je peux avoir mon courrier, s’il vous plaît ?
— Mais… euh… c’est pour les fêtes, les spectacles, des trucs comme ça ?
Il regardait par-dessus mon épaule comme s’il s’attendait à découvrir un tigre blanc ou une assistante court-vêtue déambulant dans mon bureau minuscule.
Je haussai les épaules et tentai de saisir le courrier. Je n’étais pas d’humeur à entendre ce genre d’âneries.
— Non, rien à voir avec des banquets.
Le type ne lâcha pas l’enveloppe et inclina la tête.
— Ben quoi ? Vous êtes voyant ? Vous tirez les cartes ? Vous lisez dans une boule de cristal et tout le toutim ?
— Non, je ne suis pas un devin, répondis-je en tirant sur le courrier.
— Vous faites quoi, alors ? demanda l’abruti sans me concéder un centimètre.
— Vous lisez quoi, sur ma porte ?
— Harry Dresden. Magicien.
— C’est moi.
— Un vrai magicien ? demanda l’homme en me lançant un clin d’œil complice, comme si je lui faisais une blague. Des sortilèges, des potions ? Des démons, des incantations et tout, et tout ? Subtil et prompt à la colère ?
— Pas si subtil que ça, dis-je en lui arrachant le pli des mains et en désignant son calepin. Je peux signer maintenant, s’il vous plaît ?
Son sourire s’effaça pour laisser place à une moue boudeuse. Il me laissa signer pour ma lettre, une relance de mon proprio, et lâcha :
— Un cinglé, voilà ce que vous êtes !
Il récupéra son registre avant de me lancer :
— Passez une bonne journée, monsieur.
Je le regardai partir.
— Classique, murmurai-je en fermant la porte.
Je m’appelle Harry Blackstone Copperfield Dresden. Invoquez-moi à vos risques et périls. Je suis magicien. Mon bureau est tapi au cœur de Chicago et, d’après ce que je sais, je suis le seul magicien officiellement reconnu du pays. Mon nom est dans les Pages jaunes, à la rubrique « Magiciens ». Croyez-le si vous le voulez, mais je suis seul dans cette section.

Le Légo du jour :

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