C’est parti pour l’avent-ture #6

Le compte à rebours est lancé ! Noël approche à grands pas, le calendrier tant attendu chaque année par les enfants (et les parents) est de retour. Et cette année, comme les années précédentes, je ne vais pas manquer de vous étaler jour après jour le calendrier de l’avent du blog (avec un méga bonus exclusif sur instagram)

Le lien du jour : TrashTalk.fr

Le tweet du jour :

L’extrait du jour : Roger le beau (Nano 2013 – 1er jet)

Le soleil levant foudroie de ses pâles rayons l’avant du bateau, me tirant de la torpeur dans laquelle je venais à peine de plonger. Évidemment, dormir à l’avant du navire n’est en soit pas un problème. Ce qui est plus gênant, c’est quand il fait un froid de gueux et que tu es à moitié à poil, trempé d’urine et de vomi, le haut des cuisses recouvert d’un abominable short vert, bien trop petit pour moi, qui me compresse le service trois-pièces de façon très désagréable. Le pire, ça reste quand même cet espèce de poteau sur lequel ils m’ont attaché, les pieds enfoncés dans le tonneau plein d’immondices dans lequel j’ai récupéré hier soir, non sans mal, la pièce de 10. Les odeurs, l’inconfort, le froid, et les coups dans le dos, la compote parfaite pour que je passe une des pires nuits de mon existence.
Je me réveille tout courbaturé, congelé, sans la moindre parcelle d’énergie dans mon être. À côté de moi, sous une couverture, Radamel me regarde sortir de ma torpeur. Il semble avoir veillé sur moi toute la nuit. Il était là dans les rares souvenirs qui me parviennent. Des flashs qui remontent jusqu’à ma mémoire, comme si mon subconscient gardait enfouis très loin ces moments de souffrance.
Il se lève, et s’approche de moi. Il attrape ma jambe droite par le genou, et la soulève, l’extirpant de l’amas putride et gluant. Il fait ensuite de même pour la jambe gauche. Il tire ensuite le tonneau jusqu’au bastingage, avant de le balancer par-dessus bord. Le voir faire toutes ces choses m’apporte une sorte de baume au cœur.
Il s’approche à nouveau de moi et tranche mes liens. Mes muscles, engourdis par le froid, ne répondent pas, et je m’effondre sur le sol. Il m’aide à me relever, puis me couvre avec sa couverture.
« Tu ne t’en sors pas trop mal. Continue comme cela, et ta journée se terminera vite. »
Je ne trouve pas la force de lui répondre. Il tourne les talons, et s’en va, me laissant seul sur le gaillard d’avant, avec mon odeur de pisse, et mon fantôme, qui a attendu bien sagement que le quartier maitre s’éclipse pour faire son apparition.
« Alors, pirate, tu vois que tu es du même bois que tout ce petit monde ici bas… »
Toujours le même refrain, toujours les mêmes arguments.
« Dans moins de 24 heures, tu feras partie de cette noble confrérie de forbans et de flibustiers. Je suis fier de toi, tu sais. Je savais que tu y arriverais, et je suis persuadé que tu vas vite grimper…
— Mais ta gueule, tu ne sais pas de quoi tu parles pauvre… »
Je n’en dis pas plus, car des pas résonnent dans les escaliers. M’ont-ils entendu ? Quand mon regard revient vers le fantôme, celui-ci a évidemment disparu. Pleutre !

Le Légo du jour :

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