52 nouvelles en 52 semaines. Voici le défit un peu fou que s’est lancé Neil Jomunsi, auteur dont j’ai déjà parlé sur ce blog pour sa série  hautement jouissive « Jésus contre Hitler« . Un défit en hommage à Ray Bradbury, l’auteur, entre autre, de Fahrenheit 451, et qui est à l’origine même de ce projet, un peu à l’insu de son plein grès d’ailleurs :

“Écrire un roman, c’est compliqué: vous pouvez passer un an, peut-être plus, sur quelque chose qui au final, sera raté. Écrivez des histoires courtes, une par semaine. Ainsi vous apprendrez votre métier d’écrivain. Au bout d’un an, vous aurez la joie d’avoir accompli quelque chose: vous aurez entre les mains 52 histoires courtes. Et je vous mets au défi d’en écrire 52 mauvaises. C’est impossible.”

ray-bradbury-03 Profitant du système d’abonnement qui me permet de recevoir automatiquement les nouvelles au moment de leur sortie, je m’en suis déjà ingurgité un certain nombre depuis fin octobre, les treize premières correspondante au premier recueil intégral. Comme le second volume est sorti il y a peu, j’en profite pour faire un petit retour sur les premiers textes que j’ai lu.
Comme le dit Bradbury, dans ces 13 nouvelles, il y a à boire et à manger, il y a de tout, du bon, et du moins bon.
Comme juger autant de texte et d’en faire un retour détaillé prendrait des plombes, chose que je n’ai pas forcément, je me suis autorisé une sorte de « grille de notation » simple et claire (enfin, je pense), au travers de laquelle j’ai passé chacune des nouvelles que j’ai lu

Notation :

0/5 : J’ai pas pu aller jusqu’au bout.
1/5 : J’ai sorti des grosses rames et une tonne de courage pour voir le bout.
2/5 : Grosses carences en terme de rythme et du dénouement final.
3/5 : lecture sympathique, bon rythme (ou bonne idée), mais dénouement classique.
4/5 : bon texte, bon rythme (ou bonne idée) et dénouement sympa.
5/5 : bon texte, bon rythme (ou bonne idée) et dénouement excellent.

  1. Nouveau message – 3/5 : Histoire tournant autour d’un site de rencontre et d’un pirate informatique : bien écrit, prenant mais fin trop classique et peu surprenante.
  2. Onkalo – 4/5 : Aventure d’archéologue post-apocalyptique – très prenant et fin très très bien pensée. Manque un peu de rythme cependant.
  3. Le dernier invité – 2/5 : Repas morbide suite au décès d’une grand-mère – Assez mou on sait pas d’où on part ni ou on arrive.
  4. Kukulkàn – 3/5 : Un dératiseur face à un promoteur immobilier – Sympathique original belle ambiance, fin sympa mais attendue.
  5. Le grand Horizus – 4/5 : Histoire d’un faux Dieu, et de la fuite de ses responsabilités – Une idée superbe mais une conclusion tellement logique.
  6. Aurélia sous la terre – 3/5 : Idéalisation onirique de l’enfance, touchante, mais avec une fin un peu trop abrupte.
  7. Celsius 233 – 3/5 : Histoire de l’espion paranoïaque dans une ambiance de Gestapo – L’ambiance et l’idée sont terrible. La chute finale un peu moins, trop de questions en suspens.
  8. Face à l’étoile – 3/5 : Intrusion dans la vie d’un candidat aux élections – Bien dans l’ambiance mais la fin manque d’explication quand a ce qui est arrivé au candidat et pourquoi.
  9. Kindergarten5/5 : La halte garderie sur le bunker d’Hitler – Histoire prenante, touchante avec une fin classe et pleine de morale. Le meilleur jusqu’a présent
  10. La dernière guerre – 4/5 : Immersion dans la vie d’une abeille à la première personne. Très original dans sa conception et bien sympa sur la fin.
  11. Antichrist Understar -4/5 : Maryline Manson, le jour d’après. – Entraînant, bien pensé sur la déchéance de la star. La fin est pourtant un peu classique et facile.
  12. Touristes – 4/5 : Histoire d’un guide touristique avec des clients un peu particuliers – Très bon, rythmé, intéressant, avec une fin sympathique, bien qu’attendue.
  13. Page blanche – 4/5 : Histoire d’une machine à écrire aux vertus insoupçonnées – Délire insomniaque / auteur / page blanche fort parlant pour la plupart des écrivains en herbe. Malheureusement la fin tombe un peu raplapla, on manque info sur le vendeur et sur la machine.

Au final, sur ces 13 premiers textes, j’ai donc un seul 5/5, cinq 4/5 et une seule note en dessous de 3/5 (un petit 2/5). Ca note donc la qualité d’ensemble de ces textes, confirmant aussi ce que disait Bradbury, que sur l’ensemble, il y aura forcément des bons morceaux.

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