cover-206x300Après m’être délecté des trois premiers épisodes, croisement délirant entre la Sainte Bible, Hellboy, l’inspecteur Gadget et la Seconde guerre mondiale, je me suis précipité sur celui-ci dès sa sortie. Et pour ne rien cacher, je l’ai dévoré en moins d’une journée. Malheureusement, c’est ici que s’arrêtent les joyeusetés, car comme annoncé en 4e de couverture, cet opus est le dernier opus de la série.
Damned !
Diantre !
Fichtre !
Ô monde cruel !
C’est non sans une certaine appréhension que je me suis jeté sur les premières pages, à la fois extrêmement curieux de savoir ce qu’il était advenu de John J. suite au twist final du dernier opus, mais aussi excessivement tendu, car chaque page tournée me rapprochait toujours un peu plus de la fin de cette merveilleuse série.

Depuis la disparition de John J. Christ, l’Agence B est sens dessus dessous et cherche en vain à reprendre ses marques. Et même si la mission n’a jamais été aussi urgente, le cœur n’y est plus vraiment. Mais tandis que David, McGally et les meilleurs occultistes de la planète cherchent une manière de forcer la Porte des Enfers pour ramener leur confrère et ami, un terrible complot se trame dans l’ombre et, après un cambriolage spectaculaire, l’agence se voit privée de son meilleur atout. Mais David Goldstein ne laissera pas son meilleur ami rôtir dans les flammes éternelles ! S’il faut trouver un autre moyen, il le trouvera… même si cela signifie jouer avec les forces les plus terribles et les plus anciennes de l’Univers. La vengeance est peut-être un plat qui se mange froid mais l’Enfer, lui, se déguste brûlant !

Une scène de course-poursuite pour se mettre en jambe, puis vient un voyage à Berlin un peu particulier, et une descente aux enfers… Littéralement parlant. Voilà en quelques mots comment on pourrait résumer ce dernier épisode.
Pour commencer par les choses qui fâchent, je seul bémol que je pourrais mettre, c’est à propos des changements de dimension. Au départ, ce fut un chouia difficile à appréhender et à imaginer. La chose tombe de façon un peu abrupte, surtout que cela fait partie intégrante des caractéristiques d’un des personnages qui agite le début de l’œuvre. Hormis ce petit point d’achoppement, le reste se déguste comme du petit lait. Ça aussi, d’ailleurs, ça pourrait être un reproche, quand on sait que plus la fin arrive, et plus la fin est là… Diantre !

Dire que cet épisode est « infernal » n’est que lui rentre hommage. Pour ce dernier opus, Neil Jomunsi est allé au bout de ses idées, poussant le délire jusque dans les derniers remous du Styx. Nos héros, car en plus de Goldie, on retrouve différents personnages croisés dans les épisodes précédents, formant ainsi une joyeuse Dream Team de l’étrange, vont enchainer les rencontres, drôles ou dramatiques, mais toujours des plus savoureuses, au cours desquelles la frontière entre le bien et le mal, l’enfer et le paradis, est joyeusement matraquée à coup de raquette de badminton. Un peu de tension, beaucoup d’humour, le tout dans une ambiance infernalement délirante, cet épisode va très loin, et constitue une merveilleuse façon de boucler la boucle, et de mettre fin à cette série qui m’a vraiment fait triper.

Cependant, je tenais à souligner un fait marquant dont je ne dévoilerai pas la teneur, qui marque bien le fait que « Jésus contre Hitler », c’est fini… Mais la surprise finale indique aussi clairement que Neil Jomunsi en a encore sous la semelle, et que d’autres réjouissances sont à prévoir… Là encore, je ne peux que rappeler la filiation avec Hellboy, que j’avais déjà largement souligné lors de la lecture des précédents épisodes. C’est encore plus flagrant sur le final, et notamment la période B.P.R.D.… Comprenne qui pourra…

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