Animae tome 1 et 2, par Roxane Dambre

Avec la naissance de ma fille, je me suis remis à lire de façon assez frénétique. Oui, forcément, quand on est coincé le temps du biberon ou de la berceuse d’avant dodo avec une petite puce de quatre kilos qui te regarde avec les yeux de l’amour (et de la bave un peu partout), au bout d’un moment, ça devient long et lassant. Pour gommer cette lassitude, j’ai développé des techniques dignes des plus grands contorsionnistes afin d’avoir une main de libre, et donc de pouvoir utiliser mon smartphone dès que la situation le permet. Et au cours de ces harassantes soirées, je me suis plongé dans une lecture fraiche et légère, les deux premiers romans de la série « Animae », que j’ai découvert via le forum Co-Lecteur que je hante depuis maintenant plus de 6 mois.

Les deux premiers romans de la série Animae, « L’esprit de Lou » et « La trace du coyote », se passent en plein Paris, et narrent les histoires d’une fille un peu particulière, puisqu’elle peut se transformer en panthère (entre autres). Mais cela n’a absolument rien à avoir avec feu Manimal

« Je m’appelle Lou, j’ai 20 ans, et dans quelques heures, je vais m’installer dans les bureaux de la DCRI, les services secrets français.

Mon job ? Officiellement, consultante au département de recherche sur l’inexplicable. Officiellement. Parce qu’en réalité, je traque une bizarrerie qui rôde dans la nuit parisienne, un truc que je n’ai pas encore cerné, mais qui fait hurler de rage mon instinct de panthère.

Oh, je ne vous ai pas dit ? Comme tous ceux de ma race, ma vraie nature est animale, et je me transforme à volonté. Nous, les Daïerwolfs, formons un peuple très puissant, mais contraint à se cacher des faibles humains. Enfin, faibles… pas tous. L’officier qui m’a recrutée, le capitaine Sylvain Levif, pourrait me vaincre d’un seul regard tant il me plaît ! À cette heure, je n’ai pas encore décidé si cela va rendre ma mission plus agréable ou plus compliquée. Ou les deux. Et zut. Pourquoi ces choses-là n’arrivent-elles qu’à moi ? »

Comme pour toutes séries, l’épisode 1 s’ouvre sur la mise en place de l’univers, des lieux, des personnages principaux. Le background général est un peu à la « Harry Potter », sauf que l’action est transposée de la perfide Albion jusqu’au cœur de Paris, et que les sorciers bons et mauvais ont été remplacés par les Daïerwolfs et les Chalcroc. Quid des moldus ? Là n’est pas la question…
Sans être d’une folle révolution scénaristique et idéologique, l’idée des « hommes-animaux » est bien sentie, et s’intègre parfaitement bien dans l’histoire et surtout dans les pérégrinations des personnages (ce qui donne lieu à quelques scènes suaves et inattendues). L’intrigue s’enchaine bien, avec le climax final qui m’a tenu accroché jusqu’à la fin. L’ambiance « urban fantasy » est très bien maitrisée, et le caractère espiègle de certains personnages, et leurs réactions parfois incongrues prêtent à sourire plus d’une fois.
Et la suite est du même acabit.

« Ce dîner de fiançailles, je l’attendais depuis des semaines… Et il a fallu qu’un groupe de fous furieux planqué dans les sous-sols de Paris décide de faire sauter la moitié de la capitale, justement ce soir !
Du coup, on arrête la fête pour nous envoyer sur l’enquête, mon capitaine-fiancé et moi.
Je suis de très mauvaise humeur.
Dommage pour eux. Si ces gars-là n’ont jamais vu une panthère de mauvaise humeur, ils ne connaissent rien à la peur ! »

Lou, 22 ans, travaille au département de Recherche sur l’Inexplicable de la DCRI, les services secrets français. Ses collègues lui reconnaissent un instinct stupéfiant pour différencier les coups montés du surnaturel. Bien entendu, aucun ne sait la vérité : même si elle a l’air d’une jolie blonde un peu fragile, la vraie nature de Lou est animale, elle se transforme à volonté. En panthère, de préférence. Alors évidemment, pour repérer les trucs bizarres (à part elle-même, s’entend), ça aide… »

Pour une lecture rafraichissante, ces deux opus tiennent parfaitement leurs rôles, ces deux romans agissant comme une sorte de climatiseur pour l’esprit. C’est drôle, léger, reposant, mais l’intrigue est suffisamment bien montée pour happer le lecteur et ne plus le lâcher jusqu’au bout.
Certes, on pourrait revenir sur la rapidité de certains enchainements, sur la facilité à laquelle les personnages résolvent certains nœuds de l’intrigue, sur le coté caricatural assez typé de certains personnages (le beau soldat, le copain trouillard, la mère protectrice…), mais là n’est pas le but, puisque ces points d’achoppement n’en sont pas vraiment, puisqu’ils font partie intégrante du sympathique « tout ». Animae, ça se consomme un peu comme un blockbuster américain, ces films dont on sait que le scénario est écrit sur un timbre poste, que certains acteurs seront typés et vont nous sortir un jeu monocorde, et que ça va se finir avec la victoire du gentil sur le méchant. Mais on y va quand même, sûr de prendre des tonnes de bonnes images plein la figure, et de passer un bon moment.

Pour les deux romans de Roxane Dambre, c’est un peu la même chose, ça obéit au même principe de détente et d’amusement. Et parfois, c’est juste tout ce que l’on demande à un texte.

Et du coup, j’attends avec assez d’impatience la suite…


Pour découvrir l’intégrale de cette superbe série…

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