La BO du Mois : Man of steel (avec @salles_obscures )

Ma fréquence de passage au cinéma s’amenuisant chaque année un peu plus (mais un jour, ça repartira, même si c’est pour voir les schtroumpfs ou le dernier Pixar avec Babounette), si je veux faire des chroniques sur des BO récentes, il va me falloir me fier uniquement à mes oreilles, et non au ressenti que j’ai eu durant tout le film. Ce qui change quand même un peu l’approche des partitions, j’en veux pour preuve certaines BO qui me paraissaient fades et ne me parlaient guère à la première écoute, et une fois le film visionné, mon avis était tout autre, l’émotion de la musique changeant du tout au tout.

Bref, tout ça pour me lancer sur la dernière BO en date de maître Hans Zimmer, celle de « Man of steel », le dernier superman. Film que je n’ai pas vu, mais suivant les conseils de mes potes de SallesObscures, je me suis procurer la BO. Grand bien leur en a pris, car ce score est très sympathique.

Comme très souvent avec Zimmer, on se retrouve en face d’une partition efficace, d’une composition maitrisée, incluant des sonorités à la fois sombres et épiques. A l’instar de ce qu’il a pu faire pour les Pirates des Caraïbes ou pour la trilogie Batman, son œuvre oscille entre certains passages lents, tristes, voire noirs, et d’autres au tempo plus rapides, avec des percussions, délivrant une certaine énergie, une sorte de puissance.
Mais contrairement à ce qu’il a fait par le passé, où Zimmer avait été bluffant de créativité avec les séries Sherlock Holmes, Batman ou même Pirates des Caraïbes, ce Superman là n’est en fait qu’une sorte de vieux pot à moutarde dans lequel Zimmer a fourré des sonorités piqués à droite à gauche.
Ainsi, si en terme d’émotions pures, la partition de Hans Zimmer se situe à un niveau très élevé et le spectateur en aura pour son grade, en terme de créativité, ce n’est certainement pas la composition qui où il a été le plus inspiré

Si je cite souvent les œuvres précédentes de Zimmer, c’est qu’on les retrouve effectivement sur la grande majorité des pistes. Et il faut même remonter jusqu’à loin pour reconnaitre que certains chœurs disséminés çà et là font penser à l’ouverture du « Pacificateur »
Si l’on prend piste par piste, on se rend bien vite compte des sources d’inspiration du compositeur Allemand.
Sur « Oil rig », les percutions font penser à celles dans le second opus de Pirates des Caraïbes (la scène sur l’ile avec les indigènes). Ensuite, les sonorités en background ne peuvent renier en aucun cas leur filiation avec celles dans Batman Dark Knight.
Dans « DNA », Zimmer introduit une sonorité nouvelle, un gros violon est martyrisé au début de la piste (mais ça fait quand même un peu penser au score du second Sherlock Holmes). Ensuite, le tout est recouvert à nouveau par des percussions familières, et pour cause, elles sortent probablement de la BO d’Inception.
« Terraforming » est une partition dans le plus pur style « Zimmeriesque ».Puissant, dans les 8-10 minutes, il monte en pression doucement avec des rythmes épiques. La construction du morceau m’a fait penser à « I don’t think now is the best time » du troisième opus des Pirates des caraïbes, même si, à l’intérieur, la majorité des sonorités semblent sortis du Batman Dark Knight. On retrouve d’ailleurs le Dark Knight dans « You die, or I do », notamment au niveau de l’ouverture.
Le score que je me suis procuré comporte un second disque, contenant une version « résumée » de sa partition dans un morceau de 28 minutes très sympa.
Dernier points de rapprochement, la piste bonus « This is madness ». Le titre de cette piste évoque énormément le film 300, celui qui a rendu célèbre le réalisateur Zach Snyder. Cette piste est composée exclusivement de percussions, et là encore, cela fait énormément penser au film 300. Comme si Tyler Bates, le compositeur attitré de Snyder (300, Watchmen, Sucker Punch) s’était associé à Zimmer pour cette piste hommage au réalisateur.

Inspiré ou pas, avec des morceaux plagiant d’autres de ses compositions, cette BO n’en est pas moins réussit, car puissante et efficace. Elle se paye même le luxe de compter quelques morceaux d’anthologie (Flight, What are you going to do…).
Maintenant, reste à passer par l’épreuve de visionnage du film, pour voir si cela confirme, ou infirme les sensations des premières écoutes.

La Bo du mois d’Aout : Star Wars Trilogy
La Bo du mois de Septembre : Dark Knight rises
La Bo du mois d’Octobre : Tron Legacy
La Bo du mois de Novembre : Squids Wild West
La Bo du mois de Décembre : The Hobbit, An unexpected journey
La Bo du mois de Janvier : Sherlock Holmes – Game of shadows
La Bo du mois de Février : Drive
La Bo du mois de Mars : Alice au pays des merveilles
La Bo du mois d’Avril : Le roi lion
La Bo du mois de Mai : Iron Man 3
La Bo du mois de Juin : Cars 2

Et n’oubliez pas, pour retrouver toute l’actu du cinéma, et plus encore, c’est sur SallesObscures

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2 commentaires sur “La BO du Mois : Man of steel (avec @salles_obscures )

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