Le facteur a 50 ans…

Karl-Malone-300x200Cet après-midi, je suis tombé sur cet article de l’excellent site TrashTalk, parlant des 50 ans d’un des joueurs qui ont fait que je me suis mis au basket : Karl Malone.

Malone, c’est une montagne de muscle, et pour ma part, une montagne de souvenirs. Quand tu as 11 ans, que tu es petit, un chouïa boudiné et sujet à une hyper timidité chronique, ben c’est le genre de type que tu approches, mais de loin. J’ai eu la chance de le croiser lors du passage de la Dream Team à Monaco en 1992, avant les JO de Barcelone. J’avais déjà sympathisé avec son meilleur pote John Stockton, autre grand génie du jeu, qui malheureusement passait ses entrainements sur un vélo d’appartement, faute d’une blessure qui ne voulait pas s’en aller.
Après un entrainement, les joueurs s’éparpillaient dans la salle, pour discuter avec les journalistes, se foutre les guiboles dans des bassines de glaces… Et accessoirement, prendre des photos avec les jeunes ball-boys présent (dont moi, donc). Malone était seul sur un banc, discutant avec un gars lambda dont je ne me souvient plus trop. Et moi j’étais là, à essayer d’avoir des photos avec les joueurs.

Et alors que je me penchais pour essayé d’être sur la photo non loin du grand Karl, mais cherchant à ne déranger cette espèce de montagne, il remarqua ma présence, abrégeât sa discussion, et me colla sur le banc de touche pour une photo en bonne et due forme. Quand un type de 2m06 / 130 kilos t’attrappe pour te foutre sur un banc, ça fait tout bizarre.
On prit quelques petites photos (que je n’ai plus par contre… damned), et ce géant, que je trouvais déjà bien plus sympathique, me dit dans un anglais américain mâchouillé qu’avant de partir, il aurait un cadeau pour moi… Et il tint parole. La veille de leur départ pour Barcelone, le Facteur a délivré un colis spécial… Et il était pour moi !

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Des LA Tech (probablement la branche basket des LA Gears), signature Mailman (son doux surnom), signées par l’intéressé. 20 ans plus tard (enfin 21), je n’en reviens toujours pas de la chance que j’ai eu d’avoir ce genre de « trésor » de la part d’un joueur légendaire tel que Karl Malone (second meilleur marqueur de l’histoire de la NBA, derrière Abdul-Jabbar, mais devant Michael Jordan).

Dés lors, je me suis prit d’affection pour le joueur si sympathique, et pour son équipe (si peu glamour fusse-t-elle, Salt Lake City, les mormons, tout ça…). Leur jeu simple en pick-and-roll était redoutable d’efficacité. D’ailleurs encore maintenant je me régale quand à l’entrainement (plus rarement en match), j’ai la possibilité de jouer des situations de ce genre, avec un caviar à la clé pour le big man.
J’étais bien triste lors des deux finales perdues par les Utah Jazz contre le méchant Michael Jordan. Cela aurait été une si belle consécration pour ce joueur si légendaire.

Malheureusement, on ne refera pas l’histoire, et il est pour moi le plus grand des joueurs sans titre. Il avait tout, il n’avait peur de personne, et délivrait chaque soir ses points et ses rebonds avec la régularité du facteur qui passe tous les matins délivrer le courrier.

Merci et joyeux anniversaire Karl Malone, ô grand Mailman !

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