Où tout va tellement vite

Superpapafatigué

Ça faisait un moment que j’avais envie de faire une catégorie purement égocentrique à propos de cette nouvelle vie passionnante que j’affronte tous les jours depuis désormais plus de trois ans : la vie de papa. Parce qu’avec deux petites puces, Babou qui va commencer l’école en septembre, et Bouda qui va entrer à la crèche à la même date, être Papa, contrairement aux idées préconçues de cette société étiqueteuse un peu à côté de ses pompes, c’est un travail à temps plein. Mes vacances (je suis en plein dedans) c’est un réveil en moyenne à 6 plombes du mat’. Jongler, s’énerver, courir, stresser, mais aussi prendre son pied et s’émerveiller devant ces petits êtres qui poussent, grandissent, et ne manquent pas de vous scotcher chaque jour un peu plus, c’est ça ma life of a Papa.
Et peut-être qu’un jour, si je sombre dans une dépression rétrograde vomissante je vous expliquerai pourquoi le concept de « Papa » a une signification et une valeur si particulière pour ma pomme, au-delà du rapport privilégié avec ces deux poulettes.

Malheureusement, cette première chronique ne part pas sur une notre très joyeuse. J’aurai bien aimé parler des joies de voir ma petite Bouda faire ses nuits pleines, ou les délires de ma grande Babou avec les personnages de Cars, mais je ne peux pas, parce qu’aujourd’hui j’ai piscine.
Oui, piscine, un lieu tellement privilégié en ces temps de grosse chaleur. La piscine où avec Babou nous avons passé quasiment toute la journée de mardi. Armée de ses brassards jaune, elle s’est éclatée à pédaler dans l’eau (quelle aisance) pour aller d’un jouet à l’autre, pour jouer avec le crabe, le bateau ou le dauphin. Après une petite heure, je me suis posé sur le bord, avec juste les pieds dans l’eau, un œil sur le téléphone pour répondre à un message, un œil sur la petite qui, par chance, s’est rapidement mis sur un coté, sur un rebord où elle a pied, et où elle joue avec ses « copains du bain ».
Au bout d’un moment, je la vois qui se retourne, et qui plonge en ma direction. Je ne réagis pas de suite. Ca a duré une voire deux secondes. Peut-être trois. Et je me rends compte qu’elle avait enlevé ses brassards avant de plonger, et qu’elle était présentement en train de s’enfoncer sous l’eau.
Ce qui s’est passé ensuite relève du réflexe pur. J’ai balancé mon portable en arrière alors que je me jetais à l’eau. En une seconde j’étais sur elle, je l’ai soulevé, et posé sur le rebord le plus proche.
Elle a toussé, craché le peu d’eau qu’elle avait eu le temps d’avaler. Puis elle s’est mise à pleurer. Elle a eu peur. Moi aussi. Probablement bien plus qu’elle, vu que durant l’après-midi, elle est retournée se baigner comme si de rien n’était (mais avec ses brassards).

Ça n’a duré qu’une poignée de secondes, il n’y a eu aucune conséquence fâcheuse au final. J’étais là, j’ai fait le nécessaire pour la sortir de ce mauvais pas. Et pourtant, je me pose un sac de questions : qu’est-ce que j’aurai pu faire pour éviter de jouer à Alerte à Malibu ? Pourquoi n’ai-je pas vu qu’elle avait enlevé ses brassards ?
Tout est allé tellement vite… Ne jamais laisser seul un enfant au bord d’une piscine, voici un avertissement que je prends encore plus au sérieux désormais. Tout va tellement vite avec ces bestioles, dans le pire (risque de bêtise) comme dans le meilleur (intervention pour éviter une catastrophe).

Alors mauvais père qui laisse sa fille toute seule le temps qu’elle s’enlève ses brassards et plonge dans l’eau ?
Ou Papa superman qui a réagi en un éclair pour sauver sa fille d’une noyade certaine ?
Probablement un peu des deux. La seule chose dont je suis sûr, c’est que le regard de détresse qu’elle m’a lancé sous l’eau va me hanter pendant longtemps…

3 commentaires sur “Où tout va tellement vite

  1. J’ai été surveillante de piscine pendant 4 étés et si ça peut te rassurer, tu n’es pas un mauvais père, tu n’aurais strictement rien pu faire (à part mettre ta fille dans du papier bulle, avoir une piscine de 30 cm de profondeur (et là encore pas de risques zéro)). Néanmoins si tu veux te rassurer le temps que ce petit choc passe, je conseille souvent aux parents de faire le combo brassards + bouée autour de la taille (bouée seule étant à déconseiller si le gigot est remuant). Sinon les english nous ont sortit un nouveau truc qui marche du tonnerre, qui pourrait ptetre convenir à ta petite : c’est un aileron de requin ! Ca s’attache à la ceinture, le petit peut pas l’enlever, peut mettre sa tête sous l’eau et ça flotte !

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    1. Merci pour ton message. On va étudier ça.

      De toute façon, rien n’enlèvera la présence obligatoire d’un adulte à coté quoi… En fait, elle est trop à l’aise avec ses brassard, elle se déplace trop facilement, et donc en oublie qu’elle ne flotte que grâce à ça.

      La petite va bien, elle a la pèche, la banane, et toute la corbeille de fruit :p

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  2. Merci de suivre « Sous nos Couettes » : http://sousnoscouettes.com/. « Sous nos Couettes » vous suit aussi désormais.

    Nous venons de lancer la version anglaise de nos bêtises. Ca s’appelle « Tails from Paris » : http://tailsfromparis.wordpress.com/.

    Venez nous rejoindre aussi & n’hésitez pas à partager ce lien avec vos ami(e)s si on parvient aussi à vous faire rire en anglais ou si vous repassez l’option du BAC « Langues Etrangères » en septembre …

    Alix, Roxane & leur drôle de papa chauve, mais au poil …

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