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Elles sont mortes, mes Nike Pegasus. Mortes d’avoir trop vécu. Mortes d’avoir trop couru.
Je les ai acheté en octobre 2009, à ma sortie du centre de rééducation suite à mon opération des ligaments croisés du genou gauche. Je les ai tout d’abord porté tous les jours, profitant de l’amorti exceptionnel de la semelle afin de ne pas trop attaquer mon genou en cours de rééducation. Puis, dès que j’ai eu le feu vert pour me mettre à courir, je ne m’en suis plus servi que pour les runnings, et pour la No Finish line, en hybride marche/course.
Malheureusement, le constat en novembre dernier fut amer. Vu l’état de dégradation avancé de la semelle, j’ai été obligé de les jeter, car courir (voire même marcher) avec ces chaussures, avec les appuis complètement tordus que cela engendrait, m’explosait les guiboles et les articulations. Je voulais leur faire goutter une dernière fois au bitume de la No Finish Line avant de m’en séparer. Je n’ai pas pu aller jusqu’au bout, car elle étaient bien trop usées pour que je puisse continuer sans me faire mal.

Elles ont désormais rejoint le paradis des Nike. Mais certainement avec le sentiment du devoir accompli, car au bout du compte, leur parcours est tout de même flatteur :

  • 2009 : 0kms running + 37kms No Finish Line = 37kms
  • 2010 : 317kms running + 116kms No Finish Line = 433kms
  • 2011 : 297kms running + 120kms No Finish Line = 417kms
  • 2012 : 289kms running + 50kms No Finish Line = 339kms

Total : 1 226kms en trois ans et des brouettes.
Soit une moyenne de 375kms par an, avec 75% de running pur, et 25% de No Finish line (running + marche).

Mais je ne devrai porter le deuil que durant une courte période, équivalente au temps d’attente qu’il va me falloir supporter avant la réception de la paire suivante, déjà en commande sur le NikeStore. C’est la même série « Pegasus », en version évoluée, avec en plus, les couleurs choisies par moi.

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Objectif : reprendre sérieusement le footing d’ici début février, et repartir sur les mêmes bases.

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