TheHobbitSPECIALSdtkCover48 Autre compositeur phare de ma playlist, je considère Howard Shore comme l’anti-Hans Zimmer par excellence. Pourtant, ça n’en fait pas un mauvais compositeur, bien au contraire. Hans Zimmer est capable de transcender sa partition, afin de la faire vivre au-delà même de la pellicule. Par exemple je n’ai toujours pas vu le dernier Batman, cependant, j’ai déjà écouté la BO une bonne soixantaine de fois, vibrant à chaque écoute, tant elle est tout simplement géniale.

A contrario, les partitions d’Howard Shore ne prennent vie qu’avec la pellicule à l’instar de ce que faisait à l’époque Ennio Morricone. La musique de Shore exacerbe l’émotion transmise par les merveilleuses images de Peter Jackson, qui à leur tour, permettent à la musique de prendre tout son sens, et de se charger d’intensité, que l’on ressent nettement plus à l’écoute après le film, qu’avant.
Et ce n’est pas pour rien que les quelques pistes qui m’ont marqué avant de voir « The Hobbit » étaient des morceaux qui « me rappelaient quelque chose », ceux dont j’avais déjà quelques repères, notamment via le travail effectué pour la trilogie du Seigneur des Anneaux. Avec notamment des sonorités et des envolées déjà connues, comme dans « Old Friend » m’a rappelé la Comté, ou « The adventure begins » qui reprend le thème des hobbits. « Brass Button » m’a rappelé la fuite dans la Moria, et la construction de « Ancien Enemy » fait grandement penser au thème des Nazguls.
Mais la partition d’Howard Shore a aussi dévoilé quelques perles qui dégageaient quelque chose dès la première écoute, notamment « Misty mountain », la chanson des nains, sombre et puissante, ainsi que le thème qui en découle, que l’on peut entendre dans « Over the hill » et « the world is ahead ». Enfin, « Ragadast the brown » introduit quelques sonorités originales dans l’univers Shorien, comme ce petit violon à la fois grinçant et léger.

Puis je suis allé voir le film…

Et là, j’ai pris une claque. Une vraie claque.
Avec « The Hobbit – An Unexpected Journey », Howard Shore, et son comparse-réalisateur Peter Jackson, nous refont le coup du Seigneur des Anneaux. Mais peut être même en mieux, en plus aboutit je dirai. Je passe outre l’aspect pur du traitement de l’histoire originale et du côté technique du film clairement réussi, car tel n’est pas le propos dans cet article, mais au niveau ambiance musical, la magie a une nouvelle fois opérée.
Comme annoncés plus haut, les thèmes que Shore a injectés dans sa partition sont clairement transcendés par la pellicule. Certains passages qui à la première écoute me paraissaient plats ou peu épiques se sont littéralement transformés à la vision du film.
Et une fois de retour à la maison, quand j’ai écouté à nouveau le score, j’avais l’impression que les sonorités prenaient vie dans mon imaginaire. En écoutant « Over the hill », je revoyais le fameux et non moins superbe travelling au-dessus des montagnes avec les nains et le hobbit en file indienne. Images que Peter Jackson nous avaient déjà servies avec la plus belle scène de la « Communauté de l’anneau ». En écoutant « Warg-Scouts », je me suis revu dans les collines à courir avec les nains poursuivis par une horde de wargs. Et avec « Moon Runes », j’étais avec les elfes en train de déchiffrer la carte d’Ereborn.

Avec « The Hobbit – An Unexpected Journey », Howard Shore nous livre une partition dont il a le secret, à la fois morcelée de thèmes caractérisant des personnages (Radagast, les nains, les orcs), des lieux (Ereborn, Rivendel), voire des passages (la bataille des montagnes, la fuite à travers les collines), mais surtout dénotant une vraie homogénéité, et une vraie symbiose avec le film, l’un étant là pour transcender l’autre.
Et comme pour le film, la seule chose à laquelle on pense une fois la BO terminée, c’est « vivement la suite ! »

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La Bo du mois d’Aout : Star Wars Trilogy
La Bo du mois de Septembre : Dark Knight rises
La Bo du mois d’Octobre : Tron Legacy
La Bo du mois de Novembre : Squids Wild West

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