Magicien – Le mage : par Raymond E Feist

J’ai enchaîné ce second tome juste après avoir terminé le premier, et ce malgré les critiques que j’avais pu formuler à ce sujet. Mais la fin de « l’apprenti » laissait présager de bonnes choses pour la suite et c’est-ce qui m’a motive pour continuer. Et j’ai eu plutôt raison.

Car ce second opus est clairement plus abouti que le premier. Feist ayant fort logiquement gommé la plupart des défauts de son « apprenti ». La majorité étaient dues au fait que l’auteur ne semblait pas maîtriser totalement son univers, qu’il le découvrait et l’explorait en même temps que le lecteur, entraînant d’interminables longueurs et un rythme peu soutenu. Ce n’est plus le cas ici, les deux mondes, la faille, les peuples en guerre, tout est plus précis, mieux expliqué, plus détaillé. Et tout devient plus fluide au niveau de l’histoire, qui se lit bien plus facilement. Et tout cela en réduisant le nombre de scènes de batailles, pourtant assez réussis sur le premier opus.
Nous retrouvons les héros quelques temps après, en proie à de très nombreux changements. L’un est esclave dans le camps tsurani, l’autre est devenu un redoutable guerrier habité par un démon de l’ancien temps qu’il a beaucoup de peines à maîtriser.
De l’évolution des personnages va découler la suite, et la fin, de la guerre.
En suivant Pug, l’apprenti magicien, esclave de l’autre côté de la faille, Feist nous ait visiter les terres des tsuranis, développant à l’envie leur mode de vie, leur organisions politique, leurs us et coutumes. C’est au contact de ces peuples que le héros va se construire, en tant que personnage (il était un peu effacé et distant dans le premier opus), mais surtout en tant que magicien, donnant au titre de l’ouvrage tout son sens.
La narration est sans surprise pour une oeuvre de fantasy, les effets sont efficaces, bien que là encore assez peu inventif. Seule la fin réserve un dernier rebondissement de taille, qui semble sorti un peu de derrière les fagots, mais qui produit son petit effet.

Comme pour le premier tome, Feist a ainsi concocté un roman de Fantasy extrêmement classique, sans grandes surprises, mais avec une vrai efficacité, tant dans la narration que dans l’évolution des personnages.
Mais contrairement à son premier opus, l’auteur a su gommer ses points faibles pour rendre l’oeuvre plus fluide, plus précise, et bien plus sympa à lire.


Pour lire cette seconde partie trépidante

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