Mission impossible : protocole fantôme

S’il y a une chose qui ressort de cette série de films étiquetés « Mission impossible », c’est son côté extrêmement disparate. Le premier est un pur film d’espionnage à la fin capilotracté. Le second est un film d’action pétaradant avec un scénario écrit sur un timbre poste, mais aux images léchées et une bande son spectaculaire. Le troisième travaillait plus le côté obscur, avec un vrai grand méchant, sadique et omnipotent, revenant plus sur le côté espionnage, tout en gardant la face spectaculaire des cascades du second film.
Sympa et efficace, c’est cette recette qui a été reconduite avec pas mal de réussite dans ce « Protocole fantôme ». Le scénario tourne toujours autour du même axe (sans grande surprise), Ethan Hunt (Tom Cruise), se retrouve noyé dans un complot plus où moins vaste, et doit faire face seul, envers et contre tous, aux grands méchants internationaux afin de sauver la paix dans le monde. Il a avec lui quelques comparses renégats pour l’aider dans sa mission. Et je dois le dire que ces seconds rôles ont été particulièrement bien choisis, chacun présentant une bonne surprise.
Jeremy Rener s’impose comme une valeur montante pour le futur, après Oeil de Faucon (Avengers) et avant de reprendre le costume de Jason Bourne, il fait un parfait faire-valoir à Tom Cruise, certains pouvant même y voir là-dedans comme une sorte de passation de pouvoir (dont je ne me plaindrais pas tant le jeu stéréotypé de Cruise me fatigue). Simon Pegg, acteur que j’aime beaucoup, reprends le rôle de pirate informaticien laissé plus ou moins vacant (on le voit à la fin du film) par Ving Rhames. Quant à Paula Paton, déjà vue dans l’excellent « Déjà vu », ajoute une touche de charme très appréciable, tout en restant fortement crédible lors des scènes d’action.
Autre bonne nouvelle, Michael Giachino, déjà à la barre sur l’opus précédent, reprend du service pour celui-là, et nous offre une composition dont il a le secret, sobre, mais diablement efficace. Comme ce qu’il a fait lors de l’épisode précédent, dans la même veine que ce qu’il avait livré aussi pour la B.O. du reboot de Star Trek, il a su surfer sur un thème original « imposé », s’appropriant la chose sans non plus en faire des tonnes. On est dans l’inverse total de ce qu’avait par exemple proposé Hans Zimmer pour le Mission Impossible 2, B.O. qui envoyait (avec brio, puisque c’est un de mes scores préférés) le thème original à grands coups de guitares électriques. Mais la partition de Giachino est tout aussi efficace, et accompagne le film sans en faire trop (à l’inverse de Tom Cruise en fait…)

Avec cet opus, qui fait directement suite au précédent déjà dans la même veine, on peut espérer que la franchise trouve enfin son rythme de croisière, et s’installe comme une série d’espionnage se posant dans une lignée quand même bien différente des James Bond. Il ne manque qu’une chose : que Tom Cruise se contente de la casquette de producteur. Car pour le reste, c’est très efficace, et suffisamment haletant pour tenir en haleine le spectateur, malgré un scénario dans les axes principaux ne sont pas terriblement inventifs.

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