Avengers : les trois mousquetaires du fun !

Samedi soir, grande première depuis l’été dernier et le troisième opus de Transformers : nous sommes allés au cinéma. Et comme pour Transformers, nous avons choisit un film grand spectacle qui nous a alléché depuis plusieurs mois par ses bandes annonces pétaradantes, et surtout par la qualité des opus de « mise en bouche », les films sur Iron Man, Thor, l’Incroyable Hulk, voire même Captain America (sauf peut être la fin, mais j’y reviendrai), étant tous plutôt réussit.

En arrivant au cinéma, première surprise, le tarif a augmenté de 3 € depuis la dernière fois. 13 € la place, ça fait un peu bobo au derrière. Mais l’augmentation du tarif est rapidement justifiée par la greffière : le film est en 3D. Et oui, le vieux cinéma monégasque a investi dans des accessoires modernes. J’ai quand même le fondement qui gratte en échangeant ma fraiche contre deux précieux sésames.
Comme c’est le premier film que je mate avec cette nouvelle technologie, je n’ai pas beaucoup de points de comparaisons. Cela dit, ça n’a pas apporté grand-chose, hormis lors de la scène finale, la grande bataille à New York, avec tous ces ennemis volants qui sortaient de l’écran, c’était assez sympa. Mais sinon, je n’ai pas vraiment compris le bien-fondé de la 3D, notamment sur certaines scènes en vase clôt dans le laboratoire ou l’imposant astronef du Shield.
Cela dit, c’est probablement le seul « défaut » du film, et je ne suis même pas sûr que le terme « défaut » soit adéquat. Car pour le reste, tout est admirablement bien pensé, bien travaillé, bien réalisé. Bref, un vrai petit bijou !

Pour le profane qui n’a vu aucun des épisodes d’introduction, suivre le film n’est pas trop compliqué. Les explications sont distillées de façons intelligentes, et ça ne nuit pas à la compréhension du film. Cela dit, les références aux films d’intro sont nombreuses, et les croisements assez subtils, et il est vrai qu’il est quand même plus sympa de savoir que tel personnage a été vu dans Thor, que tel cube vient de Captain America, et que tel trait d’humour de Tony Stark fait échos à un passage à la fin d’Iron Man 2. Par exemple, le savant du film Thor se retrouve à travailler sur un artefact extra-terrestre découvert dans le film Captain America. Ce n’est absolument pas rédhibitoire pour la compréhension du film, mais ce sont des petits plus très malins et bien appréciables par les aficionados.
C’est d’ailleurs ce qui ressort du scénario et du travail de Joss Whedon sur ce film : une très grande intelligence dans l’élaboration de l’œuvre. Rien n’est laissé au hasard, rien n’est gratuit, tout est très bien dosé, il n’y a aucun Avenger qui peut se targuer d’être plus ciblé que les autres. Les personnages sont tels qu’on les a découverts dans les opus précédents. Aucune surprise, et c’est là aussi la force de Whedon, avoir su créer un univers et une histoire hyper cohérente sans bouger d’un iota les protagonistes qu’il a été obligé de fourrer dedans.
Derrière tout cela, j’y vois un très grand respect de l’auteur envers les spectateurs et les fans, pour leur avoir livré un produit extrêmement bien finit, et pas un truc à l’arrache basé sur le charisme des héros et la tonne d’effets spéciaux. L’histoire est simple, mais tout le travail qu’il y a autour des personnages est énorme.
Mais plus encore, Joss Whedon a inclus une arme imparable dans son film, un petit plus qui fait toute la différence : ce ne sont ni les effets spéciaux, ni la galerie de personnage, mais c’est l’humour, là encore, placé avec une extrême intelligence. Tony Stark est évidemment un des éléments déclencheurs de cet humour, avec ses vannes et ses décalages dont il a le secret. Il n’empêche que la scène la plus drôle du film réuni Hulk et Loki, et clôt avec légèreté la longue scène finale, pleine de tension et d’explosions.

Côté technique, le travail est impeccable. Joss Whedon a fait… du Joss Whedon. Si la scène finale pouvait faire penser à l’ultime scène de Transformers 3 (le grand méchant attaque en nombre dans une cite dévastée…), le réalisateur a bien marqué sa différence avec Michael Bay (dont le travail était pourtant très très spectaculaire), en optant sur des plans plus rapprochés, tournant tour à tour autour de ses héros, là où Transformers 3 nous en mettait plein la vue avec des plans larges d’un champ de bataille gigantesque. Un de mes passages préférés étant le traveling circulaire sur nos héros, en plein milieu des rues de New York, attendant la venue des vilains méchants à la solde de Loki.
Les effets spéciaux sont très réussis, à la fois spectaculaires, mais sans être trop tape-à-l’œil, et Ang Lee doit certainement vomir une fois de plus en réalisant qu’il a vraiment été le seul réalisateur à ne pas être capable de faire un Hulk qui tient plus que la route.
Enfin, à la musique, on retrouve un habitué des grosses productions hollywoodiennes en la personne d’Alan Silvestri (Agence tous risques, GI Joe, La Momie 2, Tomb Raider 2, Van Helsing, Captain America…). Comme pour ses partitions précédentes, il a fait dans l’ultra efficace, et se rattrape bien de son foirage sur la partition de Captain America, plate et fade au possible. C’est loin d’être le meilleur compositeur, mais il trouve toujours le petit thème sympa et punchy qui va insuffler la vie de sa compo, et autour duquel il construit sa partition en recyclant nombre de sonorités (à contrario d’un James Horner qui fait l’inverse, le même thème pour tous ses films (Titanic, Troy, Avatar), et les sonorités autour différentes, ce qui est nettement plus flagrant comme procédé, et bien moins créatif). Le thème principal est très réussi, et colle bien au groupe des Avengers. Et comme le groupe en tant que tel, il n’apparait véritablement qu’au cours de la seconde moitié de la BO, qui de ce fait, monte en puissance petit à petit, lui donnant ainsi un effet sympa.

Je l’ai déjà clamé pour Transformers 3, je le crie encore haut et fort maintenant : c’est comme ça que j’aime le cinéma. Comme un vrai divertissement. Un pur divertissement. Je suis sorti de la salle avec une seule envie, celle de revoir Thor, Captain America et Iron Man, car cet opus là est une suite extrêmement réussie de ces premiers opus particulièrement sympa (là encore, petit bémol sur Captain America, mais je lui laisse le bénéfice du doute jusqu’à un prochain second visionnage). Tout cela, on le doit au talent, à l’acharnement et au très grand travail d’un homme, Joss Whedon, qui a su construire un vrai scénario avec une vraie vie et des vrais personnages, malgré toutes les contraintes d’ordre externe qu’il a du respecter, notamment par rapport à tous ces personnages.
Et pour tous ceux qui sont restés dans la salle durant le générique, la bonne nouvelle, c’est qu’il va y avoir une suite !

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Un commentaire sur “Avengers : les trois mousquetaires du fun !

  1. J’ai trouvé ce film super. Déjà parce que j’adore l’univers de Stan Lee mais aussi parce que le film en lui même a réussi a gardé un équilibre parfait entre action et mise en place du scénario ( qui n’est pas cornelien). Contrairement à Transformers 3 ou le spectateur est noyé sous un un flot d’explosions et de combats assourdissants, Avengers permet au spectateur de se reposer les mirettes.
    En revanche et comme toujours, la 3D est inutile !

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