Chasseurs de dragons

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : ce film d’animation là est avec Shrek, un de mes préférés. En plus d’une qualité graphique incontestable, et d’une histoire à la fois drôle et épique, c’est surtout l’ambiance « médiévale fantastique » qui me plait beaucoup, avec un monde en apesanteur des plus original.

Zoé est une petite fille qui croit aux légendes, pas parce qu’elle est naïve, mais parce les légendes, elle aime ça. Afin d’aider son oncle le Seigneur Arnold à se débarrasser d’un terrible dragon, Zoé se met en tête de trouver des héros. Et quand elle tombe sur Gwizdo et Lian-Chu – deux chasseurs de dragon à la petite semaine – et bien tant pis, Zoé décide d’y croire quand même !

À l’origine, ce film est une série animée portant le même nom, puis une bande dessinée. Mais surtout, Chasseurs de Dragons est une production 100% française, ce qui montre bien que quand on s’en donne la peine (et qu’on ne verse ni dans le « film à la française larmoyant et pathétique », ni dans le « on fait comme les Américains, mais sans le dire »), l’hexagone est capable de sortir des films de qualités et très originaux.
L’histoire est classique, celle de deux antihéros, une sorte de paysan sans le sou, qui pour en gagner (des sous), se sont improvisé chasseurs de dragons professionnels. Manque de bol, on est en pleine fin du monde, faute au réveil du dragon ultime, le Bouffemonde, qui est en train d’aspirer les royaumes les uns après les autres.
Bien entendu, pas un curieux hasard, et poussée par une fillette pleine de rêves d’exploits et de chevalerie, ils vont se retrouver propulsés dans cette quête hasardeuse, dans un univers en pleine déliquescence. La fin, je ne vais pas la raconter, car vous la connaissez déjà…

Si le scénario est en somme tout assez basique, tout le reste est une pure merveille. Visuellement parlant, je ne parlerais pas de claque, mais ce n’est pas bien loin. Difficile à décrire, avec cet univers tout en apesanteur qui s’effrite et tombe en ruine, mais l’originalité est vraiment là, et rien que pour cela, je prends beaucoup de plaisir à le regarder, encore, et encore.
De plus, les doublages sont bien. Timsit dans le rôle de Gwizdo est excellent, quand à Vincent Lindon, il fait un Lian-Chu hyper crédible en héros courageux et taciturne. La palme revient quand même au personnage de Gildas, le valet du roi Hector, génialement doublé par… Amanda Lear, créant un décalage.
Enfin la musique elle aussi tient son rang, avec Klaus Badelt aux manettes. Cet ancien disciple de l’école d’Hans Zimmer, dont on avait apprécié la belle partition pour le premier opus de Pirates des Caraïbes. Un peu délirante, parfois sombre, elle colle à merveille avec l’univers du film. Mention spéciale à la piste « Mamular fight », musique délirante d’une chasse au monstre elle aussi bien délirante. Et a « End credit », un remix musclé du thème principal très sympathique.

Chasseur de dragons est un excellent film d’animation « à la française », une quête épique dans un univers fantastique et hyper original. À voir et à revoir pour les grands, et pour les petits (mais pas les tous petits, parce que le Bouffemonde, ben il fait peur quand même).

Ma note : 9/10

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