Le pétomane est dans la place

Alors que j’attaque le troisième et dernier chapitre de ma série de polars « Monaco City », je me suis dit, suite à un article de jbb, qu’il était temps de rendre hommage à un des deux auteurs qui m’ont certainement le plus influencé, je dirais même plus, l’auteur qui m’a le plus influencé, vu que c’est celui dont j’ai lu le plus de romans : Frédéric Dard, alias le commissaire San-Antonio.

Je n’ai pas les statistiques exactes, mais après un rapide calcul « en masses », je peux me vanter d’être l’heureux possesseur de quelques 120 romans de ce bon commissaire, que ce soit des tout premiers, aux tous derniers, écrits par Patrice Dard, le fiston, qui a repris le flambeau en 2002 suite à la mort de Frédéric le 6 juin 2000 (sachant que de Patrice Dard, j’ai aussi une dizaine de volumes d’Alix Karol, l’espion des services secrets du tiers monde). Je prends aussi dans la masse, les hors série détonant qui ont été fait autour du commissaire (ou pas), tel que « les cons », ou le très sympathique « La nurse Anglaise »
Note pour plus tard : je ne compte pas par contre les deux derniers volumes des nouvelles aventures de San-Antonio que je me suis achetées en numérique.
Ces ouvrages, sans aucune exception, je les ai tous lus, voire même plusieurs fois pour certains. J’ai eu une période, de 2003 à grosso modo 2006, où je ne lisais même plus que ça, complètement boulimique que j’étais. Je me souviens de longues heures passées sur eBay pour essayer de dénicher un fond de grenier qui me dégotera la perle rare. Et j’en ai eu des vieux morceaux (dont certains ont été réédités en format plus « moderne » depuis). J’ai aussi plusieurs recueils de citations, et même le dico San-Antonio, une œuvre artistique au sens le plus noble du terme, puisque Frederic Dard avait coutume de dire : « J’ai fait ma carrière avec un vocabulaire de 300 mots. Tous les autres, je les ai inventés ». Et il n’a pas tort.

Mais cette boulimie, je la dois tout d’abord à ma sœur, elle qui pour une raison qui m’a échappé, m’a offert en premier « le Pétomane ne répond plus », mes toutes premières aventures du commissaire, qui très vite en ont appelé d’autres.
Ensuite, et surtout, je dois mon côté San-Antonio-phage à ce bon commissaire lui-même. Car si j’en ai lu autant, c’est surtout parce que ça se lit bien, parce que le style si particulier est tout simplement génial, parce que l’action est bien souvent non-stop, l’humour aussi, et le sexe, un peu quand même.
Et ce n’est pas un hasard si, à l’époque où j’écrivais pour le site des mousquetaires, on m’a souvent fait la remarque sur mon style personnel reconnaissable entre tous. C’est un peu (beaucoup) du San-Antonio qui transpirait à travers les mots que j’alignais pour parler de mon équipe de foot fanion.
Ce n’est pas non plus un hasard si la première nouvelle que j’ai réussit à boucler et à publier, c’est un polar, certes engoncé dans un univers noir et poisseux issu d’une autre de mes références, mais dont la narration à la première personne descend directement de ce cher Antoine.
Ce n’est pas non plus un hasard si toutes les nouvelles que j’ai écrit jusqu’à présent sont toujours à la première personne (et si j’ai énormément de mal à faire autrement…). C’est une marque de fabrique issue tout droit de mes intenses lectures.

Parmi la centaine de San-A que j’ai pu lire, je peux facilement en détacher 3, qui ne se distinguent pas forcément pas l’histoire, mais par le contexte qui font qu’ils m’ont particulièrement marqué.
Le pétomane ne répond plus : Parce que c’est le premier que j’ai lu, parce que c’est celui-là qui a ouvert la porte. Et parce que le titre laisse rêveur.
Ça sent le sapin : Parce que c’est celui que j’ai lu dans la salle d’accouchement, en attendant que ma fille sorte. Parce que quand je vois ce bouquin, je pense à ma fille. Mais quand je vois ma fille, je ne pense pas forcément au bouquin cela dit.
L’histoire de France selon San-Antonio : Parce que j’ai trouvé l’idée géniale, et que je compte bien la reprendre pour faire parler un peu de l’histoire de mon noble petit pays. Parce que ça serait quelque part une sorte d’hommage à ce grand écrivain qui a fait tant de belles choses, et qui doit manquer à beaucoup de monde à l’heure actuelle.

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