Dreamworks est une vraie machine à rêves. Il n’en serait à moins quand on a été monté par Steven Spielberg himself. Dans le domaine de l’animation, ils ont fait leur beurre avec l’incroyable Shrek, puis ont sortit un certain nombre de films aussi sympa les uns de les autres (Kung Fu Panda, Madagascar…). Ce Mégamind là ne déroge pas à la règle.

Les films de super-héros ont tous une même constante : à la fin, c’est le héros qui gagne. Qu’adviendrait-il si le héros, pour une fois, perdait la partie ? C’est la question autour de laquelle tourne ce film, et la réponse plutôt rock n’roll n’est pas dénuée d’humour.

Depuis sa tendre enfance, Megamind a été barré par Metroman, le super héros de Métrocity. Toutes les tentatives de Megamind pour s’emparer de la citée ont jusque là été mise en échec. Toutes, sauf la dernière, qui abouti à la mort de Metroman. Dès lors, le super méchant maître de la ville, s’y ennuie à mourir. Sans son opposé pour le combattre, la vie est triste. Mégamind va alors s’inventer Titan, un alter égo afin de le combattre et de retrouver sa vie d’avant. Sauf que Titan va vite comprendre que jouer les supers héros est un fardeau, et qu’il est bien plus amusant de jouer les méchants.

D’un point de vue purement créatif, on remarquera quand même qu’au niveau de la forme, les gens de chez Dreamworks ont un peu fait dans la facilité. Le design du corps des supers héros est largement emprunté aux « Indestructibles », le thème du « méchant qui devient gentils pour sauver la demoiselle » on peut le retrouver aussi du coté de chez Shrek, Metroman n’est qu’un mélange entre superman (cf son arrivée sur terre) et du grand Elvis, quand à la cape du méchant, elle m’a beaucoup fait pensée à celle de l’Undertaker, un catcheur célèbre.
Mais c’est sur le « fond » que Megamind est intéressant. La victoire du super méchant sur le super héros est somme toute originale, la réflexion sur le « sacerdoce » supporté par les héros l’est tout autant. Et puis il y a toujours cet humour propre à Dreamworks, mélange de gras et facile (certains passages flatulents), et de finesse, comme la scène du déguisement de Titan « pas trouvé plus stretch ».
La musique est très sympa. Les thèmes, orchestrés notamment par Hans Zimmer, maitre du genre (Pirate des caraïbes, Batman Dark Knight, Sherlock Holmes, le Roi lion, Inception …) qui sans être exceptionnels, remplissent très largement leur boulot. Le petit plus, ce sont les chansons qui sont balancé à divers moment stratégiques du film. « Bad to the bone », « Highway to hell » (ACDC) que Megamind prend possession de Metrocity, et enfin, et surtout, « Welcome to the jungle » (Guns & roses) en ouverture de la baston finale.

Ce Megamind, sans être le film de l’année, est un vrai film bien sympathique, avec de bonnes petites scènes bien trippantes et un rythme qui ne laisse pas de place à l’ennuie. Un vrai bon divertissement bien comme je les aime.

Ma note : 7,5/10

Advertisements