Transformers 3 : la face cachée de la lune

Je l’avais dit : suite à la bande-annonce pétaradante, j’avais grave envie de le voir… Et ben après plus d’un an et demi hors des salles obscures, j’ai refait un petit passage au cinéma, et je ne suis vraiment pas déçu du voyage.
Transformers, c’est exactement le genre de film dont je me régale. Un grand spectacle, un truc monstrueusement bien foutu, avec des effets spéciaux aux petits oignons, une histoire simple et pas prise de tête, et quelques moments d’anthologie shootés à l’adrénaline pure.
Alors oui, des reproches, on peut en sortir des cagettes entières : un scénario écrit sur le dos d’une carte postale, le rôle de Shia LaBeouf bien souvent exaspérant, le rôle de Patrick Dempsey, proche de l’inutile, et là uniquement pour attirer la gente féminine bourrée de soaps télévisés, le rôle de la blondasse potiche qui ne sert à rien, le role des deux petits robots inutiles à l’humour lourdingue, les raccourcis hyper prévisibles et téléphonés, le vrai-faux départ des robots, le coté larbin du patron de la grande blonde, le duel final entre Shia Labeouf et Patrick Dempsey, la vrai-fausse exécution de Bumblebee… On pourra encore reprocher à Michael Bay un « proaméricanisme » volontairement exacerbé, avec ces foutus ricains qui sauvent encore une fois le monde, et ces scènes gratos de traveling uniquement pour voir passer la star spangled banner… Mais au final, qu’importe !
Car Transformers, c’est un film qui se déguste comme une bonne glace faite maison, un truc dont on salive d’avance, qui te scotche au fauteuil quand on l’a en bouche, et qui laisse une impression sucrée jouissive longtemps après l’avoir avalé.
Joussif, parce que quand on va voir un film pareil, surtout vu la bande annonce, on sait ce qu’on va voir, il n’y a aucune surprise, on y va, on en veut, on en réclame, on en prend plein la gueule, et quand on sort de là, on en redemande. Des robots grands comme des maisons, qui se transforment en gros camions ou en voitures de luxe (subtile le robot Dino qui se change en Ferrari), qui se battent au milieu d’humains un peu perdus, des grands méchants qui deviennent hyper puissants et qui rasent une ville entière, une scène finale grandiose dans un Chicago en mode postapocalyptique (des immeubles en ruine, plus personne dans les rues…), des héros humains qui font des trucs de dingue quand même (le sky jump en wingsuit entre les immeubles est juste énorme), et enfin une baston finale bourrée de testostérone, avec un petit rebondissement qui va bien.
Le tout accompagné par une partition là aussi excellente de Steve Jablonsky, auteur des trois BO, qui connaissait son sujet, et qui a récité ses gammes avec brio. Certes c’est un poil moins inventif que le premier épisode, mais c’est clairement plus épique que le second.

Si vous allez au cinéma pour voir du spectacle, pour vous faire plaisir et ressortir de la salle la tronche pleine d’étoiles, foncez voir ce Transformers là, c’est le show de l’été. Pour les autres, ceux qui aiment pinailler devant les défauts de ce genre de blockbuster, allez donc vous emmerder devant une bouse française, bourrée de toxicomanes, de filles violées, et de platitudes tristes…

Ma note : 8/10

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3 commentaires sur “Transformers 3 : la face cachée de la lune

  1. tu passes d’un extrême à un autre. Y a des films qui savent très bien mélanger du blockbuster et du film dramatique : la preuve c’est super 8 (mais y en a beaucoup d’autres, je te ferai une liste si tu veux)

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    1. Super 8, je devrai aller le voir d’ici une petite dizaine de jour. On m’en a dit le plus grand bien.
      Sinon, si je passe d’une extrême à l’autre, c’est parce que j’y suis un peu obligé, beaucoup tombent dans la caricature dès qu’il s’agit d’un blockbuster Americain pétaradant, les mêmes qui tombent dans la béatitude grotesque devant toutes les autres bouses qui passent au cinéma (Cf, le Festival de Cannes …)

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  2. en même temps si on est objectif, le cinéma c’est avant tout une question de goût, on y peut rien et il faut des films pour tous les goûts même si certains nous dégoûtent ! Green Lantern se fait descendre par la critique, moi j’ai adoré et je le défends (sur mon blog) Ca dépend aussi de notre attente, notre humeur du moment, notre sensibilité, de notre expérience, c’est compliqué en fait… Des fois apprécier un film ça prend du temps. Moi j’aime les blockbusters (ce mois-ci, c’est jackpot en la matière) mais il faut qu’il y ait quelque chose en plus qui me touche personnellement sinon ça reste un produit usiné aussi bien emballé soit-il !

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