San Antonio : deux p’tites tours et puis s’en vont

Mon premier livre numérique, c’est celui-là. Je venais d’avoir mon iPad avec l’application iBooks, et je cherchais dans le store online un livre pour tester la chose et voir ce que ça pouvait donner que de lire en numérique. Après quelques recherches, je me suis procuré plusieurs oeuvres gratuites, telles que Cyrano de Bergerac ou encore des Nouvelles de Sherlock Holmes, mais avant tout, j’ai acquis une valeur sûre : le dernier San-Antonio.
Je parle de valeur sûre parce que je suis un vrai fan de SanA. Ma bibliothèque papier doit contenir pas loin d’une centaine d’ouvrages de la Dard familly (père et fils) et il était donc naturel que ma bibliothèque numérique se jette sur le dernier opus sorti.
San-Antonio, c’est avec Stephen King, mais à un degré bien plus important, l’auteur qui m’a définitivement rendu accroc à la lecture. Et pourtant, on ne peut pas dire que les oeuvres de San-Antonio soient des événements majeurs dans la littérature contemporaine. Avec des scénarios tenant globalement sur une carte postale, des rebondissements capilotractés et raccourcis alambiqués, les enquêtes échevelées du fameux commissaire sont, du point de vue strict du polar, d’une banale platitude. Cependant, le style du bon commissaire est en lui même une oeuvre majeure. Les digressions lyriques, les délirades tournant bien souvent autour des personnages secondaires , de vrai portraits qui mériteraient d’entrer dans la postérité, tout cela fond que l’univers créé par Frederic Dard est unique, et que quand on a acheté un SanA, on ne le fait jamais pour l’histoire, diantre à quoi ça sert, mais pour le style, les images, les délires, la tonalité, le style, la maitrise de la langue… C’est un peu comme un film porno, où rares sont les personnes qui les regardent parce que le scénario est trépidant…
Et celui-là ne déroge pas à la règle. L’histoire se déroule à New York, avec en toile de fond un remake des attentats du 11 septembre. On y trouve de la jolie demoiselle, des situations incongrues, des séquences épiques, une intrigue légère et un final capilotracté.
Je l’ai quand même moins bien aimé que le précédent « Ça sent le sapin ». Mais ce dernier possède un atout majeur : je l’ai lu en attendant que ma fille naisse. Alors forcément, il est à jamais dans les anales !

À noter que selon le site de la FNAC, le prochain opus sortira à la rentrée en septembre, et devrait s’intituler « comme sur des roulettes »

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3 commentaires sur “San Antonio : deux p’tites tours et puis s’en vont

  1. Je suis très fan de San Antonio. Mais, je l’avoue, je n’en ai lu aucun depuis que Patrice Dard a repris le personnage après la disparition de son père.
    J’adore notamment les titres, quelques uns sont bien allumés 😉 !
    Pas de la grande littérature, comme tu le dis, mais incontournable à mon sens.

    Une belle journée à toi !

    *

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  2. « Un jour je serai maigre et poli parce que mort et silencieux. En attendant, je vis , je vis de toutes mes forces, parmi les culs et lesfleurs, les abeilles et zobs, le foutre est l’aurore.
    (San-Antonio) . À Toulouse au thetre 57 , Mes delirades. À partir du 12 octobre 2012 ,les vendredi et samedi , 22h . Par votre serviteur : Jean Claude Caron

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