Ce film, je l’ai beaucoup attendu. D’une part parce que l’univers crée par le tout premier opus était une sorte de Matrix avant l’heure, véritable antre geek 100% numérique créant de la vie de l’action dans les micros processeurs informatiques. D’autre part parce que les bandes annonces avaient fait leur boulot en alléchant abondamment à coups d’images hyper punchy. Mais surtout, parce que fan des Daft Punk, je me suis procuré la BO des sa sortie. Et je ne me suis toujours pas remis de la claque que j’ai mangé.

Comme pour Avatar, ce n’est pas sur un super grand écran 3D que j’ai vu ce film, mais sur mon iPad. Mon impression générale, et principalement visuelle, n’est donc pas appuyée par l’utilisation de la 3D. Et pourtant, même sans ça, le film est un régal pour la rétine.
Car Tron c’est un peu comme Avatar en fait. Un travail visuel remarquable qui en met plein la vue (même sans 3D), une ambiance et un univers très original et immersif, de l’action et pas mal de scènes spectaculaires et innovantes, comme la bataille en moto ou la baston à coups de disques. On notera aussi la présence de « numéro 13 », de la série docteur House, qui avec ses grands yeux bleus et sa combinaison de cuir moulante ajoute une touche sexy non négligeable.

Malheureusement, comme pour le film de Cameron, il ne restait plus assez de budget pour payer un scénariste potable et un parolier un tantinet créatif.
Car l’histoire, bon dieu, vive la simplicité. A partir de la moitié du film, tout s’enchaine de façon bien trop linéaire, bien trop classique, bien trop prévisible. La fin, on la voit venir à des kilomètres à la ronde, le revival de Tron (le personnage) et de son double retournement est extrêmement facile à anticiper. Et puis en pinaillant un peu, on pourrait se demander pourquoi des programmes informatiques se retrouvent en boite de nuit. De plus, les dialogues sont très simplistes, bourrés de clichés, de platitudes, avec un vague air de déjà vu. « je suis ton père » « ah ouai, cool, tu es mon père »

Cependant, ce qui sauve le film, encore plus qu’Avatar, c’est sa bande son. Comme stipulé en préambule, la BO des Français de Daft Punk est une vrai claque. Mélangeant les sons électro qu’ils maitrisent si bien, avec des sonorités bien plus classiques et philharmoniques, ils ont pondu une partition, extrêmement réussie. Peut être un peu déroutante au premier passage, cette BO fait quand même parti des rares scores qui s’écoutent et se réécoutent à foison, sans problème ni lassitude.

On compare souvent Tron avec un bon gros clip de deux heures. Ce n’est pas forcement faux, tant la forme est excellente et le fond assez pauvre au final. Mais c’est un clip avec une musique de Daft Punk, et ça, ça change beaucoup de choses…

Ma note finale : 7/10

Advertisements