De mémoire, cela ne m’était jamais arrivé. Et pourtant, on en a lu des daubes à l’école. Même « L’espoir » de Malraux, je suis allé jusqu’au bout.
Mais là, j’ai callé. Je n’ai pas pu. Une première dans ma carrière de mangeur de bouquin. JE N’AI PAS TERMINE UN LIVRE ! Et le pire, c’est que quand j’ai remisé le machin dans ma bibliothèque, j’étais presque soulagé.
L’auteur de cet exploit s’appelle Robert Ludlum. Et oui, celui là même qui a écrit la trilogie « Jason Bourne » dont j’avais déjà parlé du premier opus : La mémoire dans la peau (du livre à l’adaptation ciné)
Là, il s’agit du second opus, « La Mort dans la Peau ». Vu l’écart entre l’œuvre papier et le film sur le premier tome, je ne m’attendais pas à autre chose qu’à une grande divergence entre les deux. Pas de surprise, les deux « second épisode » n’ont rien à voir.
Et malheureusement je dirai, car la version cinéma est nerveuse, trépidante, sans temps mort, là où le bouquin est juste raplaplapla…
Et avec un rythme qui bande mou, toutes les tares et les manquements de l’auteur nous pètent à la figure : un style encore plus plat que Dan Brown, une noyade de clichées à s’en faire péter le ventre, un décalage temporel (ça a été écrit en 87) qui lui sied plutôt mal, des redondances, des lourdeurs à foisons, et un suspens aussi tendu qu’un string XXL sur le cul de Kate Moss …
L’histoire, elle se résume comme ça : Un tueur est engagé malgré lui pour abattre un important personnage chinois qui risque de créer une déstabilisation importante en Asie. Aie, attention, ça prend à la gorge… Mais bon, je n’en connaitrais pas la fin. Mais pour sur que les méchants vont perdre, que le gentil va récupérer sa femme et qu’ils vont revenir en Amérique jouer les couples modèles …

J’ai donc fermé le bouquin, collé un bon 1/10 sur senscritique et changé radicalement de registre, avec la lecture du Cid de Corneille … Va Robert Ludlum, je ne te hais point !

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