Forteresse digitale

Dan Brown, c’est l’auteur du très inspiré « Da Vinci Code », mais surtout du trépidant et excellent « Anges et Démons », deux œuvres brillants par un scénario extrêmement bien ficelés, extrêmement bien travaillés, à l’histoire captivante, où s’entrechoquent le réel, le plausible, la fiction…


Malheureusement, Dan Brown, c’est aussi un style d’écriture extrêmement basique, plat, peu imaginatif, récitant avec application tous les conseils de « L’écrivain pour les nuls », allant même jusqu’à appliquer les raccourcis scénaristiques 100% américain que l’on retrouve dans nombre d’œuvres littéraires ou cinématographiques, genre de facilités où l’on voit un américain se battre pour sauver son pays contre ses vieux démons, qui permettent de deviner dès les premières lignes comment tout cela va se terminer, quel personnage va coucher avec qui, quel méchant se cache derrière tel personnage, qui est le fils de qui etc. etc. …
Dans « Da Vinci Code » et « Anges et Démons », la force du scénario et de l’histoire font que les faiblesses de l’écriture de Dan Brown passent au second plan.
Malheureusement, dès que l’histoire ne suit plus, on se retrouve avec des œuvre de fictions bien ficelées et bien documentées, certes, mais des bouquins comme on en trouve des pleines cagettes au rayon « polar » de toute bonne librairie.
Et Digital Forteresse n’échappe pas à cette règle. Le techno Polar dans les méandres de la NSA semblait alléchant pour le geek que je suis, mais après avoir lu, et terriblement déchanté, « Déception Point’ et « le symbole Perdu », je n’ai pas étais plus satisfait de lire « Digitale Forteresse », qui rassemble tout ce que l’on peut reprocher à Dan Brown : un style d’écriture basique, plat et sans saveur, une histoire dont le scénario tente des rebondissements que l’on voit arriver à des kilomètres à l’avance, Le principe du « vase clos » est très mal exploité, les relations « amoureuses » sont cul-cul la praline, la « technologie » se résume à un méga ordinateur craqueur de code sans vraiment aller plus loin, et au final, on referme le bouquin sans vraiment savoir pourquoi on l’a lu…

D’auteur génialement inspiré sur ses deux premières œuvres, Dan Brown est passé, 3 bouquins plus tard, à écrivain plat et basique, qui enchaîne les déceptions … Et celle là est 100% digitale !


Pour vous faire votre propre opinion sur ce roman…

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